Liège La police a eu beau chercher, elle n’a pas retrouvé les actionnaires blessés

Le 12 avril 2016, l’entreprise Elwood Steel Belgium (ESB) avait, une fois de plus, fait la une de l’actualité. Deux membres de la société Green Elephant, propriétaire d’ESB depuis décembre 2014, avaient été séquestrés durant l’après-midi, par quelques membres du personnel.

La nuit suivante, d’autres (ou en partie les mêmes) avaient saccagé l’entreprise à coups de bulldozer et en y mettant le feu. Un dossier judiciaire avait été ouvert. Il vient d’être classé sans suite.

Il faut écrire que les travailleurs étaient excédés par ce qui se passait au sein d’ESB où le nouveau propriétaire n’avait jamais réellement mis le personnel au travail et avait même cessé de le payer… Finalement, la société a été déclarée en faillite fin avril 2016.

Lors des débordements d’avril, la police était intervenue pour calmer les esprits. Elle était parvenue à faire sortir les deux actionnaires, l’un d’entre eux était d’ailleurs légèrement blessé. Les deux hommes avaient été entendus (en anglais) et une enquête avait été initiée pour retrouver les agresseurs.

Deux d’entre eux ont finalement été identifiés et interrogés. Mais, au final, ces derniers vont échapper à la main de la justice. En effet, les policiers chargés du dossier, ont plusieurs fois tenté d’entrer en contact avec les deux actionnaires pour les confronter à leurs agresseurs présumés.

Et là, ce fut le flop total. Les deux hommes se sont volatilisés. Plus d’adresse, pas de réponse au GSM… qui ont d’ailleurs été désactivés !

Reste à savoir si cette disparition est à mettre en rapport avec la volonté syndicale de déposer plainte contre les anciens et les nouveaux propriétaires. Le rachat de décembre 2014 avait en effet permis à l’ancien propriétaire, GMH, de ne pas payer de plan social si la faillite avait été prononcée à ce moment-là…

Les curateurs, eux, l’auraient déjà fait au nom des travailleurs.