Liège

L’enfant portait des traces de coups au visage et était terrorisé

Un habitant de Soumagne âgé de 46 ans, a écopé d’un an de prison avec sursis probatoire pour avoir commis des coups sur son fils âgé de 13 ans. 

 L’homme a déjà été condamné pour le même type de faits à 12 mois de prison le 16 février 2013. 

 Le 22 février 2016, la police a été requise chez Mediamarkt pour un voleur de 13 ans. 

 Les policiers ont contacté le proviseur de l’école du jeune homme. Ce dernier a déclaré qu’il s’agit d’un élève difficile qui a déjà eu des jours de renvoi. 

 L’adolescent vit chez son père qui a un problème d’alcool et pourrait porter des coups à son fils car il s’est déjà présenté à l’école avec des hématomes au visage. 

 Lorsque le jeune homme a appris que son père était là, il a commencé à pleurer et à expliqué avoir peur de rentrer avec son père parce qu’il allait recevoir des coups. 

 Le jeune homme a expliqué que son père buvait. Il s’énervait et portait des coups, parfois même sans raison. 

 Le garçon a expliqué recevoir des coups de poing et de ceinture. 

 Entendu le 13 juin 2016, l’enfant a déclaré que son père était violent, mais que ça allait mieux. Quand il ne parvenait pas à l’attraper pour le frapper, il le frappait avec les pieds. 

 La victime a déjà été blessée au cou et aux jambes. 

 La grand-mère paternelle a confirmé que son fils était violent et qu’il a été en prison à deux reprises pour avoir frappé ses compagnes successives. Elle a déjà recueilli les confidences de la victime concernant des coups et ne trouvait pas cela normal, même si l’enfant n’était pas toujours facile. 

 Convoqué pour être auditionné, le 10 novembre 2017, le suspect s’est représenté avec son fils au motif que celui-ci voudrait retirer sa plainte ! 

 L’homme était sous-l’influence d’alcool… Les policiers lui ont dit de revenir la semaine suivante. 

 Lors de son audition, il a admis avoir porté des coups de pied, des gifles, mais a nié les coups de poing et de ceinture. 

 Un expert a estimé que le garçon était hautement crédible. Le tribunal a relevé que ce genre de comportement ne pouvait pas être considéré comme de simples corrections communément admises au vu des traces relevées à l’école et du caractère récurrent des coups portés. 

 Le tribunal a tenu compte de la gravité des faits, de la longueur de la période infractionnelle, de la violence des coups, mais aussi de l’absence de prise de conscience du prévenu, de ses nombreux antécédents judiciaires dont spécifiques.