Liège En interne, beaucoup dénoncent la convention "centre-périphérie"… malaise.

Si d’aucuns le pressentaient dès le 15 octobre, au lendemain de l’élection, il aura fallu plusieurs semaines de négociations et de rencontres pour que le PS annonce que le MR restait seul en lice comme partenaire potentiel de majorité. C’était écrit, limpide diront certains.

Mais à quelques jours du dépôt du fameux pacte - ce lundi 12 novembre - si le casting libéral est bien confirmé (Defraigne, Foret, Fraipont), au PS, quelques inconnues subsistent. Ou plutôt quelques incertitudes. Relativement à la présidence du CPAS notamment. En effet, si le candidat Jean-Paul Bonjean (non élu, 2e suppléant) tient la corde, en coulisses, la manière dont se sont déroulées (et se déroulent toujours) ces négociations, crispe les militants ; au point que plusieurs "locales" ont clairement manifesté leur mécontentement.

Lorsqu’on observe le casting socialiste en effet, à Liège, plusieurs "promotions" étonnent. À commencer par le nouveau président du collège provincial, Luc Gillard… pourtant 3e score sur la liste provinciale. Quid par ailleurs de ce maintien comme échevin de Pierre Stassart, décrié de toutes parts et qui n’a obtenu que le… 12e score au PS, à la Ville ? Et que dire du trio de négociateurs ? Willy Demeyer, Maggy Yerna et Jean-Pierre Hupkens… les têtes de liste certes mais, outre le bourgmestre, les 4e et 5e scores.

Ne tournons pas autour du pot, au cœur des crispations chez certains militants qui dénoncent aujourd’hui que "rien n’a changé dans la gouvernance", il y a cette fameuse convention interne au PS qui garantit aux élus du centre-ville 50 % des postes, contre 50 % à la périphérie.

Le couac, c’est bien que les élus du centre (Luc Gillard, Pierre Stassart, Jean-Paul Bonjean ou Jean-Claude Marcourt notamment) n’ont pas brillé en 2018, que du contraire, et qu’ils n’ont au final obtenu qu’un tiers des voix socialistes. Vous avez dit légitimité démocratique ? Même au PS, ça grogne.