Liège Toujours sur la brèche, l’UCM tire la sonnette d’alarme

C’est sur la base d’extraits de son magazine de l’époque (lesquels faisaient référence à une pétition contre le projet dit Codic en 1993) que l’UCM Liège a fait un point sur l’évolution des implantations commerciales.

Pour Valérie Saretto, secrétaire générale de l’organisation patronale, "il est en effet important de connaître le passé pour comprendre le présent et préparer l’avenir". C’est ainsi qu’elle a égrené les différentes législations qui se sont succédé, depuis la pre mière loi cadenas d e sur la protection des petits commerces jusqu’au récent décret de 2015 instaurant un permis d’implantation commerciale.

"On a voulu en partie rendre le pouvoir aux communes", soulignent les responsables de l’UCM Liège dont son président Marc Vilet, pour qui cela n’a toutefois pas été couronné de succès.

Et d’épingler les répercussions des décisions politiques en matière de multiplication des implantations commerciales. Un trop-plein est ainsi déploré, singulièrement en périphérie des centres-villes où l’attractivité est axée autour des hypermarchés et autres locomotives.

Une saturation de l'offre et un glissement des commerces

Avec pour conséquences, est-il notamment pointé, "une désertification des centres-villes mais également, et cela est nouveau, un développement de cellules vides en périphérie". "Le problème s’est en réalité déplacé", souligne Marc Vilet tandis que Jean Jungling, directeur à l’UCM Liège, confirme, chiffres à l’appui, le constat dressé. À savoir que davantage de commerces s’installent en périphérie, y compris des surfaces que l’on verrait plutôt en centre-ville.

Une saturation de l’offre et un glissement de certains types de commerces sont ainsi constatés. Pour l’organisation patronale, qui en appelle à une vision supracommunale, l’exemple du Central Piazza de Soumagne est désastreux à cet égard, contrairement à celui du City Mall de Verviers.

Bruno Boutsen