Liège L’application CovoitULiège est désormais aussi accessible au personnel du CHU

Le saviez-vous ? Lorsqu’il fut conçu dans les années 1960, le campus universitaire du Sart-Tilman se voulait un modèle de quiétude… une sorte de colline où, à l’instar de cette voiture plantée dans le béton (La Mort de l’Automobile), l’étudiant piéton serait roi, flânant d’une faculté à l’autre au travers du domaine boisé.

Bien des années plus tard, le constat sur la mobilité du quartier est pourtant tout autre. "Depuis des années, la mobilité est un véritable point noir du Sart-Tilman. Ici, on compte 16.000 déplacements quotidiens dont 80 % sont réalisés en voiture". Albert Corhay, recteur, ne peut pas être plus clair… Contrer cet afflux massif et problématique est dès lors l’objectif de cette application, CovoitULiège, home made de l’Université et mise en route en avril dernier.

En quelques mois, le succès est au rendez-vous puisque 4.000 membres de l’Université l’utilisent déjà, avec un taux de match de 30 % (rencontre de l’offre et de la demande). Il s’agit désormais d’étendre le principe…

Désormais, le CHU de Liège sera en effet associé à cette application, ont annoncé le recteur et l’équipe du professeur Damien Ernst, à l’initiative du projet avec la Fédération des étudiants. Un apport qui n’est nullement anodin puisqu’au CHU, le personnel représente 5.000 personnes…

On l’aura compris en effet, plus le nombre d’utilisateurs de l’application sera important, plus la probabilité de match le sera… "Et notre objectif désormais est d’atteindre 50 % à 60 % de réussite" , commente Benoît Mattheus, développeur de l’application.

Pour qu’elle soit attractive, les concepteurs ont bien sûr pensé à tout… "Il ne faut pas qu’une personne qui utilise l’application attende une demi-heure avant de savoir si elle peut être chargée ou prendre quelqu’un, remarque Benoît Mattheus, c’est pourquoi un algorithme calcule quasi instantanément la meilleure rencontre offre-demande".

Au-delà de l’alternative écologique et responsable (aux voitures ou aux bus engorgés) que représente l’application, elle se veut aussi "un vrai outil de lutte contre le repli sur soi".