Liège Les élus libéraux visétois ne seront pas tous sur la même liste en octobre prochain

L’annonce avait fait une l’effet d’une bombe en juin dernier à Visé. Six élus MR, sur les 10 que compte le parti au conseil communal, avaient annoncé qu’ils ne se présentaient pas sur la liste MR, mais sur une liste d’ouverture appelée Oui Visé.

En février, lors d’un vote de l’assemblée générale de la section, la tête de liste MR était revenue à l’échevine Viviane Dessart. Cette dernière avait alors annoncé vouloir être suivie sur la liste par l’échevin Xavier Malmendier, qui s’était désistée pour elle au moment du scrutin. Mais cette deuxième position avait été attribuée par le comité de la section à un autre échevin, Stéphane Kariger, puisque ce dernier avait obtenu le plus de voix derrière Viviane Dessart.

La situation au sein de la section locale s’est alors envenimée, jusqu’à implosion. Stéphane Kariger, Guy Thiry, Daniel Germain, Christine Dessart, Maureen Paulissen et Benoît Jeukens ont décidé de faire sécession.

D’un côté il y aura donc la liste Oui Visé, emmenée par Stéphane Kariger. "Il s’agit d’une liste d’ouverture et citoyenne", commence l’intéressé, "nous voulons dépasser les clivages politiques habituels pour travailler avec des citoyens désireux de s’impliquer pour Visé. Différentes sensibilités politiques seront représentées, ainsi que toutes les tranches d’âge et tous les villages qui forment la commune".

Oui Visé va présenter une liste complète, "avec des citoyens connus de tous à Visé, assure la tête de liste, nous voulons plus d’ouverture, de transparence. Nous allons présenter un projet positif, qui œuvre pour le bien de Visé et de ses citoyens".

Du côté de la liste MR emmenée par Viviane Dessart, on a reçu le soutien de la Fédération provinciale du MR, par la voix de son président Daniel Bacquelaine. En outre, le bourgmestre sortant, Marcel Neven, sera bien sûr la liste. Le maïeur occupera la dernière position d’une liste qui sera complète elle aussi.

"Je déplore le fait qu’il y a eu une dissidence", précise Marcel Neven, "je lance un appel à la réconciliation. Nous réalisons du bon travail avec notre partenaire de majorité, le CDH, là nous risquons d’offrir le maïorat au PS".

De son côté, Stéphane Kariger regrette que "Marcel Neven, qui était de note côté lorsqu’ont éclaté les dissensions, ait choisi de rallier l’autre camp". Et Marcel Neven de conclure : "je ne vais pas entrer en dissidence contre moi-même".