Liège Les bus y ont repris leurs  quartiers mais de façon temporaire.

Depuis le 4 juillet, et après un peu plus de deux ans de travaux, les bus du TEC Liège-Verviers ont repris leurs bonnes vieilles habitudes à savoir stationner sur la dalle devant la gare afin d’y charger leurs voyageurs. Une situation historique pour les Verviétois qui seront certainement amenés à changer leurs habitudes d’ici peu…

"Les bus ont réintégré la dalle uniquement pour désengorger la rue de Bruxelles. On a donc agi dans l’urgence d’autant que désormais, il est impossible d’utiliser le parking de la gare SNCB", explique Malik Ben Achour, l’échevin de la Mobilité. Une situation que la ville souhaite elle-même voir être modifiée. Tout simplement parce que les aménagements actuels de cette dalle ne correspondent pas aux attentes urbanistiques des élus communaux. "Mais, on attend encore la demande de permis d’Infrabel quant à l’aménagement global du site", ajoute l’échevin qui ne voit cependant pas d’avancées avant le printemps prochain d’autant que l’étude Eurogare est également en cours et que celle-ci devrait déterminer l’endroit le plus approprié pour la réalisation de la gare des bus.

Cela n’aura certainement pas échappé aux habitués des lieux et encore moins au conseiller Jean-Paul Bollette (MR) mais la dalle ne dispose plus de vespasiennes ni d’escaliers permettant de rejoindre directement la place de la Victoire. "Pour ce qui est des vespasiennes, c’est une décision prise suite aux désagréments liés à l’odeur et à la propreté des lieux. Quant à l’escalier, il faudra attendre de prendre connaissance du permis mais actuellement, il n’est pas exclu qu’il soit reconstruit. S’il ne l’est pas, Infrabel devra compenser à sa juste valeur la perte de cet escalier", prévient déjà Malik Ben Achour qui souhaite cependant privilégier une approche globale de cette dalle et réfléchir à des aménagements urbains.

Une chose est certaine, la Ville veut mettre en valeur ce patrimoine qui vient d’être restauré à coups de millions. Reste désormais à Infrabel et au fonctionnaire délégué à trouver le meilleur consensus.