Liège Ils déplorent la recrudescence de violence verbale et physique dont ils font l’objet

Les services de secours de la zone 4 tiennent à rappeler qu’ils sont là pour venir en aide, secourir, mais pas se faire agresser lors d’interventions. Gilles de Villers Grand Champs, le procureur de Division de Verviers, Claude Paque le chef de corps police Vesdre et Quentin Grégoire, commandant de la zone de secours 4, ont invité la presse pour prévenir qu’aucune violence ne sera dorénavant tolérée.

"Nous constations une recrudescence de violence tant verbale que physique envers nos services", explique Quentin Grégoire. "Nous sommes là pour secourir la population et ne pouvons pas tolérer de nous faire agresser. Un pompier ou un ambulancier blessé représente du personnel en moins". Le sentiment de ras-le-bol va grandissant. "Depuis le début 2018, nous avons déjà constat huit agressions tant verbales que physiques sur notre zone", déplore le chef de corps. Il a donc été décidé de ne plus laisser passer ce genre de comportements.

Entre 2013 et 2016, les jets de projectiles ont plus que triplé ! Les agressions physiques sont passées de moins de vingt à près de trente… Les agressions verbales ont également explosé. Pour assurer la sécurité, il a été décidé de prendre des mesures.

"Nous n’intervenons que lorsque nous sommes en sécurité. Les secours ne seront plus envoyés que si la police peut nous assurer que la situation est sous contrôle. Evidemment cela peut retarder les interventions. Il faut que les personnes agressives en prennent conscience. Un secouriste blessé sera moins efficace".

Du côté de la police, la problématique est également prise au sérieux. "Nous avons mis en place des documents de plainte qui permettent de donner une visibilité aux plaintes émanant du personnel de secours", indique Claude Paque. "Lors d’une plainte, il suffit de cocher des cases qui permettent de réaliser des statistiques des agressions des services de secours".

Le parquet souhaite aussi apporter une réponse rapide à ce genre de délinquance. "Tout fait sera traité", assure le procureur Gilles de Villers Grand Champs.