Liège Les acteurs de terrain y travaillent

Coupons directement les ailes à un canard… Il n’y a pas plus d’étrangers à Verviers qu’ailleurs en Wallonie. “Les chiffres le démontrent. Nous sommes à un taux de 11 % soit la moyenne wallonne”, assure Farid Nagui, directeur du Centre Régional Verviétois d’Intégration. Par contre, et personne ne le conteste non plus, Verviers attire nettement plus de nationalités non-européennes et là aussi les chiffres sont implacables. On dénombre plus d’une centaine de nationalités.

En réalité 59 % de ressortissants non-européens sur le territoire verviétois contre 56 % chez son voisin disonais et 41 % à Malmedy, qui a rejoint le plan régional d’intégration en 2016. Et ces trois communes ont pleinement vécu la crise migratoire puisqu’elles accueillent des ressortissants afghans, somaliens, syriens ou encore russes dans des proportions incomparables à celles des autres régions belges puisqu’aucune de ces nationalités n’apparaît dans le top 13, le Congo clôturant ce top avec 1,6 % seulement de ses ressortissants sur notre territoire…

L’accueil des primo -arrivants et plus particulièrement des personnes d’origine étrangère est un défi que ces communes ne doivent pas négliger. Après une première expérience, via ce même plan régional d’intégration, les communes de Verviers et Dison, rejointe donc par Malmedy, remettent le couvert sur les thèmes de l’accueil, de l’apprentissage de la langue, de l’insertion socioprofessionnelle mais aussi en termes de lutte contre la discrimination qui ne cesse d’augmenter.

“Plus 48 % sur le territoire belge selon Unia par rapport à l’emploi et +71 % concernant les convictions philosophiques et religieuses. Maintenant, vu la méthodologie appliquée, on a répondu à des niches et on a permis aux structures de première ligne de mieux intégrer les personnes étrangères grâce aux solutions trouvées via la vingtaine d’actions mises en place”, assure Farid Nagui.