Liège Le Hannutois de Waremme va rejoindre Maaseik la saison prochaine et se fraye un chemin chez les Red Dragons

À seulement 19 ans, Elias Thys fait un énorme bond dans sa carrière de volleyeur. À Waremme depuis trois saisons, le Hannutois a signé pour deux saisons à Maaseik, tout récent champion de Belgique après avoir brisé l’hégémonie de Roulers.

Mais le flirt avec les Limbourgeois ne date pas d’hier. "En novembre déjà, ils m’avaient approché, me signalant que mon profil pourrait les l’intéresser", se souvient cet étudiant en kiné. "J’ai pris deux mois de réflexion et puis je me suis dit d’y aller. On a trouvé un arrangement."

Évidemment, entre la structure hesbignonne et le Noliko, il y a un petit monde de différence même si les deux équipes évoluent dans la même division. "Ce n’est pas le même type d’équipe, c’est certain. C’est beaucoup plus professionnel. J’ai appris à Waremme mais je sais que je pourrais progresser plus vite à Maaseik."

La progression de ce géant (2,03 m) est en tout cas fulgurante dans le milieu du volley alors qu’il vient à peine de terminer sa première saison au plus haut niveau en Belgique.

"À la base, j’ai nagé à très bon niveau, ensuite la piscine a fermé. Je n’avais pas envie de voyager de piscine en piscine. Alors à 16 ans, j’ai décidé de me consacrer plus au volley, que je pratiquais déjà mais à petite dose", explique Elias. "Mais c’est vrai que tout arrive vite, même si on peut relativiser. Ma taille et mes qualités athlétiques m’ont un peu aidé, même si techniquement, j’ai pas mal progressé. On verra comment cela se passera à Maaseik. Mais en tout cas, je ne voulais pas louper l’opportunité qui s’offrait à moi."

Elias Thys, qui vient de connaître sa première saison à ce niveau, vit une année magique. En plus de rejoindre une des meilleures formations de Belgique et qui a de l’ambition sur la scène européenne, il a été appelé chez les Red Dragons. Du groupe élargi, il a cette fois fait le bond vers l’étape suivante, étant repris parmi les 14 derniers pour démarrer la Golden European League.

"Je profite un peu de quelques absences à mon poste. Je suis conscient que, sauf grosse surprise, je ne serai pas titulaire. Ce sera une nouvelle bonne expérience avec un bon entraîneur et de bons joueurs."

De quoi peut-être lui donner des envies d’étranger par après ? "Pas forcément. J’ai un contrat de deux ans et je verrai bien après. Si l’occasion se présente, j’analyserai bien."