Liège

Le tribunal n’a pas cru aux versions divergentes de la fillette et de sa mère qui réclamaient 10.000 euros

Le tribunal correctionnel de Liège vient d’acquitter Edward, 61 ans, qui était accusé de viols par son ancienne belle-fille. 

 Les juges ont relevé que les accusations contradictoires et fluctuantes de la mère et de la fille semblaient mues par un désir de vengeance. 

 En effet, les « révélations » ont été faite dans un contexte de conflit financier avec la mère de la jeune-fille qui devait de l’argent à Edward. 

 Lors d’une audience consacrée à l’affaire, la mère de l’accusatrice réclamait 10.000 euros à son ancien mari… 

 Elle a été déboutée de cette demande. 

 Cette affaire a éclaté le 19 février 2016. Ce jour-là, une conseillère au Service d’Aide à la Jeunesse a adressé une note sociale au parquet de Liège pour expliquer qu’une jeune fille aurait été victime de faits de moeurs de la part de son beau-père. 

 La demoiselle a expliqué avoir été victime d’un viol, être maltraitée, isolée, séquestrée dans son domicile et contrôlée au niveau de son GSM et de ses contacts. 

 Edward a toujours nié ces accusations. Il a expliqué avoir contrôlé sa belle-fille au niveau de son téléphone car avec son épouse, il a découvert qu’elle avait envoyé des photos d’elle nue à un garçon. 

 Lors de l’enquête, il est apparu que la mère et la fille avaient des versions contradictoires des faits. 

 La jeune fille a accusé son ex beau-père après avoir reçu un message de sa mère sur son téléphone. 

 Selon les explications de la mère, sa fille aurait été violée en 2014 alors que la jeune fille estime la période à 2015. 

 Selon les déclarations de la fille, la mère aurait assisté à la fin de la scène de viol, en aurait été informée et serait naturellement retournée à la cuisine terminer le repas sans prendre par la suite aucune mesure et ne quitter Edward qu’un an plus tard. 

 Entre la prétendue scène de viol et le fait de le quitter, elle avait encore posté un message d’amour sur la page Facebook de l’homme dont elle savait qu’il serait le violeur de sa fille. 

 L’expertise a déterminé que l’hymen de la prétendue victime était intact ce qui, selon le tribunal, est difficilement compatible avec un viol de plusieurs minutes comme elle le décrivait. 

 Edward était déjà porteur d’une prothèse de genou qui l’empêchait de se mettre à genou, à califourchon, comme la jeune-fille l’a déclaré. Les juges ont encore relevé que les déclarations de la mère et de sa fille sur les circonstances sont contradictoires. 

 Le tribunal a eu la même analyse concernant les accusations de coups portées sur l’homme. En effet, les déclarations de la mère et de sa fille étaient également contradictoires.