Liège Le bourgmestre regrette les débordements et évoque un encadrement systématique

Ils étaient près de 200 cyclistes, lundi soir, à tourner en rond autour de l’hôtel de ville de Liège alors que les débats commençaient au conseil communal. Et si la ronde pouvait faire sourire, ces cyclistes n’avaient toutefois rien de joyeux; ils étaient même plutôt remontés, contre les autorités et la police en l’occurrence, avec laquelle, trois jours plutôt, ils avaient vécu une confrontation musclée, lors de cette promenade réunissant 70 cyclistes (événement appelé Masse critique) et qui s’était achevé par un blocage complet et par l’arrestation d’un participant.

Présent au rassemblement du 1er mai ce mardi, le bourgmestre et chef de la police Willy Demeyer, nous confirmait ce qu’il avait déjà avancé lundi soir : "Je souhaite qu’à l’avenir, il y ait un encadrement systématique de ce type d’événement."

Si le mayeur doit encore rencontrer les différents protagonistes en effet, il estime que les cyclistes ont aussi leur part de responsabilité dans cet échange musclé. D’un côté les participants à la promenade ont dénoncé une pression policière disproportionnée mais, de l’autre, les policiers évoquaient des cyclistes provocateurs. Le bourgmestre veut siffler la fin de la récréation…

Organisé dans le cadre de l’événement Avril en ville, le rassemblement a en effet dépassé les prévisions… d’une dizaine de cyclistes habituellement en selle, ils sont passés à 70. Pour ce genre de manifestation, un encadrement est bel et bien nécessaire. "Et si je suis pour le maintien de l’ordre, je me suis toujours prononcé pour le développement du vélo à Liège", nous précise encore Willy Demeyer, "raison pour laquelle j’irai moi-même au prochain rendez-vous de Masse critique". Encadrement systématique donc… avec le mayeur en personne.