Luxembourg La majorité et la minorité dénoncent les attaques contre l’hôpital Sainte-Thérèse de Bastogne

L’augmentation de la cotisation de l’Aide médicale urgente (AMU), liée au déficit du service à l’échelon de la zone couverte par l’intercommunale Vivalia, à savoir la province de Luxembourg et une partie du Namurois, a fait réagir Jocelyne Olivier, mandataire d’@venir, au récent conseil de Bastogne.

"Je m’insurge contre ceux qui affirment que le déficit est causé par le Smur de Bastogne, a indiqué la conseillère de la minorité. Si le déficit est plus important c’est parce que le territoire est très grand et qu’il faut y respecter, comme ailleurs, l’intervalle de quinze minutes. Cela nécessite des exigences particulières. "

La mandataire a affirmé que quoi qu’il en soit l’augmentation à charge des communes est tout à fait inacceptable. "Nous ne pouvons accepter une telle majoration alors que l’on demande déjà aux communes de participer à Vivalia 2025. Notre groupe entend marquer sa désapprobation en s’abstenant sur le point relatif à la fixation de la cotisation AMU pour 2018. "

Pour le bourgmestre Benoît Lutgen, la minorité se trompe de niveau de pouvoir. " Ce combat pour assurer une meilleure protection des Luxembourgeois, il faut le mener au fédéral. La politique en matière de soins de santé est insupportable. On l’a encore constaté récemment à propos de l’hélicoptère de Bra-sur-Lienne. Un débat doit avoir lieu à ce niveau-là. "

En attendant, le bourgmestre préconise de faire face aux besoins et de soutenir l’aide médicale urgente. Quant aux attaques contre l’hôpital de Bastogne, il souhaite les contrer. " Certains dans le domaine provincial en font une affaire politique et s’y attaquent de manière violente. Cet hôpital ne doit pas être stigmatisé. "

Reste que, selon Benoît Lutgen, personne n’a écrit que Bastogne explique le déficit de l’AMU. Il a qualifié ces "bruits de couloir " de malhonnêtes et contraires à la réalité des chiffres. Il a déploré ces comptes d’apothicaires et les sous-régionalismes qui ne font pas avancer les choses dans le sens d’une amélioration des soins de santé.

Nadia Lallemant