Luxembourg La navette urbaine a parcouru 45.000 km en un an. Son créateur se dit fier

À Bastogne, le P’tibus circule depuis maintenant un an. Cette navette urbaine réalise six jours sur sept des boucles avec comme points d’embarquement l’hôpital, l’hôtel de ville, la résidence Sans-Souci, la Poste, l’église, le complexe de la Porte de Trèves, les quartiers commerciaux… Il est possible de rejoindre quasiment tous les coins de la ville.

C’est Albert Heintz, le président de la maison Croix-Rouge du Pays de Bastogne, qui avait imaginé ce concept. Grâce à la collaboration de plusieurs partenaires, son rêve est sur les routes depuis douze mois. "Je suis fier que le projet ait abouti", souligne Albert Heintz. "Je suis également fier de l’équipe de chauffeurs grâce à laquelle il n’y a jamais eu un jour sans service."

Une bonne quinzaine de chauffeurs se relaient pour assurer les tournées. Ils sont tous des bénévoles de la maison Croix-Rouge du Pays de Bastogne. "Depuis le lancement du P’tibus, nous avons transporté 5.000 personnes", détaille Patrice Wilkin, le responsable exécutif du projet. "Notre moyenne quotidienne avoisine les trente utilisateurs."

En un an, la navette urbaine a parcouru plus de 45.000 kilomètres. Le P’tibus effectue plusieurs fois par jour la même boucle et passe par un maximum de lieux stratégiques. On peut monter ou descendre à plus de 25 endroits dans et autour de Bastogne. À chaque arrêt, un petit panneau indique l’heure à laquelle le bus passera la prochaine fois.

Le coût d’un voyage est très démocratique : un euro par personne et gratuit pour les enfants de moins de 7 ans. "Le P’tibus peut même raccompagner certaines personnes jusqu’à leur porte si nécessaire", ajoute Patrice Wilkin. "Il revient toujours sur son circuit de base. C’est avant tout un bus, pas un taxi." La population bénéficiaire du service est principalement constituée de personnes du troisième âge. "C’est avant tout un outil qui permet de rendre une plus grande autonomie de mobilité à des personnes qui peuvent enfin se libérer de la dépendance à une aide extérieure, pas toujours disponible. C’est aussi un lieu de rencontre. De plus en plus de personnes choisissent leur horaire en fonction des autres qui utilisent le bus à la même heure, et aussi parfois même en fonction du chauffeur qui roule ce jour-là. "

David Martin