Luxembourg "J’ai travaillé trois jours non stop lors de ce championnat"

Magali Couset (36 ans) fait partie des 25 meilleures mondiales. Elle vient de participer aux championnats du monde de bodypainting qui se sont déroulés en Autriche.

Magali, qu’est-ce que le bodypainting ?

"C’est tout simplement peindre sur des corps humains. Peindre sur le visage est aussi appelé le facepaint. J’ai un studio sur Arlon où j’exerce cette activité complémentaire depuis quelques années. Les clients sont demandeurs et viennent de partout en Belgique pour se faire peindre quelque chose : effets spéciaux pour des fêtes comme Halloween, maquillage beauté ou grimage pour une soirée spéciale par exemple… Le prix ? Il varie en fonction du travail demandé. On démarre à 170 euros mais on peut atteindre 600 euros si je dois réaliser plus de six heures de travail pour peindre un modèle."

Comment se sont déroulés les derniers championnats du monde de bodypainting en Autriche ?

"Plutôt pas mal car je termine 25e mondiale dans la plus haute catégorie de bodypainting éponges et pinceaux. J’étais aussi la seule représentante belge en finale. Je suis très contente de ce résultat car c’est aussi ma meilleure performance en la matière. En 2014, j’avais déjà obtenu une 10e place mondiale dans une autre catégorie (make up artistique). En Europe, j’ai aussi obtenu plusieurs récompenses lors de différents concours disputés en Allemagne ou aux Pays-Bas. Cette compétition représente un reflet extérieur par rapport au travail de maquillage que j’exerce au quotidien."

On imagine que la préparation a été minutieuse pour arriver à de tels résultats…

"En effet, les efforts sont considérables. J’ai travaillé trois jours non stop lors de ce championnat. Il fallait d’abord se qualifier pour la phase finale. Il m’a fallu plus de 6 h 30 pour réaliser mon œuvre en finale. Nous avions reçu les thèmes à peindre environ sept mois avant l’épreuve. C’est nécessaire pour bien préparer les croquis et les essais. Ou encore les décorations. Bref, cela représente beaucoup de boulot."

Vous avez partagé ce moment autrichien via les réseaux sociaux. Un outil de communication indispensable aujourd’hui ?

"Exactement. Je suis omniprésente sur Facebook ou Instagram. Les gens m’encouragent et aiment ce que je fais. Moi, j’aime et j’ai cette envie de partager ma passion. Ce n’est pas mon vrai job (NdlR : elle est éducatrice au Luxembourg). Ce Mondial a été une belle occasion de recevoir encore plus d’encouragements que d’habitude (rires)."

L.T.