Luxembourg De jeunes volontaires européens ont travaillé pendant deux semaines pour réaménager la cour

Ce vendredi, l’école Saint-Martin a inauguré les nouveaux aménagements en bois qui orneront sa cour dès la rentrée. Les élèves de primaires pourront se défouler sur un parcours d’obstacles retranché à l’ombre des arbres tandis que les maternelles profiteront d’un nouvel espace jeux avec train en bois et autres joyeusetés.

Ces équipements sont en réalité le fruit d’un chantier international auquel une dizaine de jeunes volontaires issus des quatre coins du monde ont pris part ces deux dernières semaines. Ils viennent de Russie, de Tchéquie, d’Italie, du Mexique, d’Espagne, de France, du Luxembourg ou encore d’Afghanistan. Tous ont répondu à l’appel du volontariat, sous la houlette de l’ASBL Compagnons bâtisseurs.

"Pour beaucoup, c’est leur premier chantier international", explique Sarah Ruidant, volontaire locale chargée de l’animation. "Ces chantiers sont un formidable vecteur d’apprentissage, qu’il s’agisse d’échanger avec d’autres cultures ou se former à des aspects plus pratiques. Le tout sans la moindre obligation. Même ceux qui n’avaient jamais utilisé d’outils finissent par s’y mettre. C’est de l’apprentissage non formel."

Les jeunes volontaires ont entre 19 et 28 ans. Ils sont encadrés par une équipe du Grimm (Groupe d’intérêt pour le milieu marchois) qui supervise les travaux. "C’est aussi un challenge pour les gens du Grimm, dont des retraités qui ne parlent pas l’anglais", poursuit Sarah Ruidant. Autre particularité du projet, l’intendance s’appuie presque exclusivement sur des produits locaux.

Le chantier s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets de la Région wallon Ose le vert, recrée ta cour, qui vise à réintroduire de la nature et de la biodiversité dans les cours de récréation. Outre les équipements ludiques évoqués plus haut, une terrasse en bois et une structure destinée à accueillir une couverture végétale sont également en cours d’aménagement. Le projet bénéficie d’un subside de 3.000 € de la Région wallonne. "À cela s’ajoute une aide du Grimm ainsi que de certains parents", précise Sophie Gillet, la directrice de l’établissement.

N.P.