Luxembourg Les étudiants qui suivent ce type de cursus trouvent pratiquement toujours et rapidement un emploi

En Fédération Wallonie/Bruxelles, il n’y a qu’à la Haute École Robert Schumman à Arlon que l’on peut suivre un cursus pour développer ses connaissances dans certains domaines de la construction.

Après avoir obtenu son Bac (trois ans d’études) par le biais d’une autre filière, François Lafontaine (22 ans) a décidé de poursuivre son apprentissage dans cet établissement. "La formation en alternance que je suis - gestion de chantier spécialisé en construction durable - dure deux ans. On alterne les cours et la pratique sur le terrain. Outre le fait d’être confronté à la réalité du terrain, ce type d’enseignement nous apporte beaucoup plus de choses. C’est logique, vu qu’on doit faire face à des vraies situations et non plus à de la théorie pure", explique le jeune homme, originaire de Redu. Ainsi, il va bientôt être diplômé et démarrer dans la foulée son premier emploi. L’entreprise de construction où il effectuait son stage lui a en effet proposé un contrat. "Qui plus est au Luxembourg voisin ! C’est clairement une chouette nouvelle. Si j’avais arrêté mes études à 20 ans, jamais je n’aurais pu y arriver sans cette formation", dit-il tout content.

Il faut savoir que plus de 95 % des étudiants qui terminent les différents masters proposés à Arlon (gestion, gestion de chantier, construction durable, analytique, sciences du travail…) sont certains de décrocher un emploi.

Le responsable du secteur de la construction en province de Luxembourg confirme que la demande est forte. "Par exemple, si je pouvais trouver vingt gestionnaires chantiers demain, je pense qu’on leur trouverait du boulot en moins d’une heure", confie Pascal Poos.

Environ 250 étudiants suivent cette année les différentes formations données à Arlon. Et 20 % de ceux-ci proviennent du Brabant wallon. L’avantage de ces formations, c’est qu’on peut aussi réaliser son stage dans une entreprise locale. Pas nécessairement dans la province de Luxembourg.

"L’alternance est une filière d’excellence. Pas une formation de rabais. Elle répond aux besoins des entreprises", conclut Jean-Claude Marcourt, le ministre de l’Enseignement supérieur venu spécialement à Arlon ce jeudi pour booster le secteur de la construction… et de l’enseignement.

L. T.