Luxembourg

La famille tenait à ce qu’il soit enterré selon la tradition chrétienne.

Funérailles sous haute surveillance mardi matin à On. Benjamin Herman, l’auteur de la fusillade perpétrée le 28 mai dernier à Liège a été inhumé dans le cimetière du village au terme d’une cérémonie célébrée par l’abbé de la paroisse locale. Malgré la conversion supposée du jeune homme aux préceptes de l’islamisme radical, sa famille tenait à ce qu’il soit enterré selon les rites chrétiens.

"Ses parents n’ont jamais détecté de signe de radicalisation dans les contacts réguliers qu’ils entretenaient avec lui. Pour eux, Benjamin n’était pas musulman. Ils ne l’ont jamais connu comme tel", commentait le prêtre la veille des obsèques. Un dispositif policier comprenant notamment des patrouilles en civil avait été déployé aux abords de l’église et du cimetière pour éviter tout débordement.

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La presse étant invitée à se tenir à l’écart, aucune caméra n’était visible sur place. "La présence visible de journalistes pourrait générer des tensions", observe la police. "Tout le monde se connait, ici. Un étranger serait immédiatement repéré. Il y a des tensions au sein de la famille et nous voulons absolument éviter les esclandres."

Le cercueil est arrivé de Rochefort pour faire son entrée dans l’église vers 10h30. Plusieurs dizaines de personnes, dont les parents et le frère de Benjamin Herman, étaient présentes pour assister à la cérémonie célébrée dans l’intimité. Le cortège a quitté l’église une demi-heure plus tard pour prendre la direction du cimetière voisin, où Benjamin Herman repose désormais. La procession s’est dispersée en fin de matinée sans aucun incident à déplorer. Benjamin Herman a été abattu par les forces de l’ordre le 28 mai dernier à Liège après avoir assassiné trois personnes au cri d'"Allahu Akbar", dont deux policières et un jeune homme de 22 ans. Il est également suspecté du meurtre de son ancien codétenu Michaël Wilmet, tué la veille à son domicile de On, d’une quinzaine de coups de hache et de marteau. La tuerie de Liège a depuis lors été revendiquée par l’organisation terroriste l’État Islamique.


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