Luxembourg

C'est Isabelle Ribesse, une riveraine, qui a contacté la police pour que celle-ci intervienne dans "la prairie de l'horreur"

Pour rappel, la police de Mariemont, accompagnée de représentants de trois refuges, sont intervenus durant la nuit de jeudi à vendredi dans une prairie située à la rue des Frères Sterck à Chapelle (Piéton). Depuis la nouvelle loi en vigueur depuis quelques semaines, c'est la première fois que la police effectue une saisie de cette ampleur sans avoir à contacter le bien-être animal.

C'est Isabelle Ribesse, une riveraine, qui a prévenu les policiers. "En fait, nous avons observé un cadavre et une partie en décomposition à proximité de notre clôture. Nous ne savions pas trop qui contacter. Cela s'est passé pendant que le propriétaire de la prairie et des moutons était en vacances. Nous avons fini par appeler la police"

Et là, ce fut la découverte de l'horreur...: 27 moutons morts dont certains en état de décomposition et une trentaine encore vivants mais dans un sale état. "Il y avait une femelle pleine qui ne faisait même pas le poids d'un mouton normal", s'exclame Isabelle Ribesse.

Avant jeudi matin, cette dernière n'avait rien constaté de particulier. "J'avais bien remarqué qu'il y en avait moins que d'habitude mais je m'étais dit qu'il les avait vendus au moment de la fête de l'Aid. Maintenant que j'y pense, à l'époque de cette fête justement, mon fils et ma belle-fille étaient une fois rentrés du jardin en disant qu'ils avaient vu le propriétaire qui habite Bruxelles et qui venait tous les jours en train de couper la tête d'un mouton. L'un parlait de hache, l'autre d'engin qui fait du bruit. Il devait s'agir d'une tronçonneuse...Mais, je ne les avais pas trop crus. Je ne le pensais pas capable de faire ça devant les enfants alors qu'il leur a, par exemple, déjà dit qu'il donnait des noms à ses moutons."

Des enfants qui s'étaient attachés à ces moutons. "La première chose que mon fils faisait en se levant, c'était aller leur dire bonjour, les nourrir+. Il leur donnait même à boire. Lorsque les policiers sont intervenus, il a voulu aller leur dire au-revoir. Tout comme il souhaiterait se rendre au refuge. Je vais faire ce qu'il faut pour"

Isabelle dit avoir remarqué qu'il ne restait plus beaucoup d'herbes sur la prairie mais elle ne savait pas trop ce qui se passait..."Comme il les rentrait tous les soirs derrière, nous ne voyions pas ce qui se passait là-bas. Nous nous disions qu'ils y mangeaient sûrement du foin.. Et depuis qu'il était en vacances, même la voisine qui était chargée s'en occuper, les rentrait le soir