Luxembourg Selon l’échevin de Gouvy, Guy Schmitz, la sécurité des usagers n’était plus assurée

L’abattage d’arbres, dont des chênes et des hêtres, le long du Ravel, dans la commune de Gouvy, fait grand bruit. Des usagers s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’"acte barbare" et de "perte irréversible".

Dans un courriel envoyé au collège communal, ils rappellent que le Ravel est un atout touristique important pour la commune et que si un bon entretien est nécessaire, il doit se faire dans le respect de la nature.

"Nous avons été choqués par l’arrivée de grands engins forestiers et de nombreuses tronçonneuses", déplorent-ils. "Avec beaucoup de violence et sans le moindre respect pour le précieux écosystème, presque tous les arbres et arbustes ont été abattus. Même des arbres de plus de 50 ans ont été massacrés. Des semaines après, les troncs, branches et branchages jonchent toujours le sol."

Le mandataire communal André Hubert, s’est rendu sur place et se dit, lui aussi, choqué par ce "désastre". "Dans les années 2010, lorsque j’étais bourgmestre, nous avions élaboré un projet afin de constituer un sentier écologique formé d’essences feuillues le long du Ravel avec des arbres et des plantes mellifères de notre région. Le travail avait commencé à l’entrée, côté Gouvy, jusque Limerlé. Nous avions fait abattre les saules, bouleaux et autres arbres menaçant la sécurité des usagers, en prenant bien soin des chênes et des hêtres. La majorité actuelle n’a pas hésité à les abattre."

L’échevin Guy Schmitz s’insurge contre les propos tenus. "À la suite de la tempête, 16 arbres ont été déracinés ou cassés et sont tombés sur le Ravel", explique-t-il. "D’autres fragilisés risquaient d’entraver le passage. La sécurité des usagers n’était plus assurée et nous avons pris nos responsabilités."

L’échevin précise qu’aucun arbre remarquable n’a été enlevé. " Les travaux d’abattage ont été confiés aux ouvriers communaux. Des représentants du réseau de chaleur de Malempré sont occupés à enlever les bois. Nous leur avons vendus à 3 euros le m3. Ils en feront des plaquettes pour alimenter leur chaudière collective ", conclut-il.

Nadia Lallemant