Luxembourg Des citoyens se sont plaints à la commune

Nathalie Nicolas habite la commune d’Habay-la-Neuve. Son passe-temps ? Réaliser des sculptures (bustes) pour son plaisir mais les mettre quand même en valeur. Depuis deux ans, elle avait un accord avec les autorités communales pour pouvoir les exposer temporairement dans le village. "Je les ai d’abord mis sur le trottoir mais on m’a demandé de les enlever pour une raison de sécurité. J’ai donc proposé de les placer dans les ronds-points. J’en ai fait la demande à la commune et au SPW District routier, gestionnaire des ronds-points. J’ai eu leur accord", poursuit-elle.

Sauf que certains riverains se sont plaints de ces oeuvres dès le début. Chacun ayant ses raisons. La commune n’a pas pris rapidement position et a ensuite reçu quelques (rares) plaintes de la part des citoyens. Ces derniers souhaitaient que les bustes soient enlevés du paysage. La décision officielle a été confirmée lors du dernier conseil communal.

"Les gens critiquent volontiers ceux qui prennent des initiatives. On a un excellent contact avec Nathalie et je salue son travail et son caractère. Pourquoi une telle décision ? Quelques riverains les trouvaient moches. C’est leur avis. On a peut-être tardé avant de réagir. Aujourd’hui, nous pensions mettre nos nouveaux bacs à fleurs à la place des bustes. Histoire de varier les décorations dans la commune. Ce n’est pas contre Nathalie. Je pense qu’on pourra encore exposer ses créations. Mais ce sera plus à l’automne prochain qu’avant. Elle peut prendre contact avec nous", précise la bourgmestre Isabelle Poncelet.

Après deux ans , Nathalie va donc devoir les enlever rapidement. Ce qu’elle refuse pour le moment, sans un accord écrit de la commune. "Je suis en colère. Je sais que si je les enlève, je ne pourrai plus les déposer à nouveau. J’ai peur que la future majorité communale refuse. Je peux comprendre qu’on les enlève si personne ne les aime. Mais ce n’est pas le cas. On parle seulement de quelques citoyens et de 4-5 lettres envoyées à la commune. Le reste de la population a-t-elle été entendue ? J’invite les citoyens qui souhaitent me soutenir à signer la pétition que je vais lancer sur ma page Facebook. Je sais que la majorité d’entre eux apprécie mon travail", conclut Nathalie Nicolas.

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L.TROTTA