Luxembourg Philippe Courard, le président de la fédération luxembourgeoise du PS, réclame un cadre légal

Les propos tenus par la ministre Maggie De Block à la suite de la diffusion du communiqué relatif à la menace qui pèse sur le centre médical héliporté de Bra-sur-Lienne ont fait réagir Philippe Courard, président de la Fédération luxembourgeoise du PS, l’auteur de ce communiqué.

"Il ne s’agissait pas d’une fake news !", s’insurge-il. "L’information a bel et bien été donnée par un conseiller de la ministre lors de la réunion des gouverneurs. En effet, celui-ci a affirmé, lors de la présentation de la réforme de l’aide médicale urgente, que l’hélicoptère n’y avait pas sa place."

Selon Philippe Couard, ces propos ne laissaient planer aucun doute sur les intentions de la ministre de la Santé publique et si, par la suite, elle a envoyé un démenti, précisant que ce projet pilote continuerait à être financé par le fédéral, c’est, dit-il, sous la pression.

Administrateur et ardent défenseur du CMH, grâce auquel il a eu la vie sauve, Jacques Gennen, conseiller communal à Vielsalm, déplore le manque de considération et la méconnaissance du rôle joué par l’hélicoptère de Bra-sur-Lienne au ministère de la Santé publique. Il rappelle que les missions du vecteur héliporté de Bruges ne sont pas comparables à celles du CMH car en zone rurale, les distances à parcourir sont beaucoup plus longues.

"Il n’y a jamais eu en Flandre la volonté d’intégrer notre hélicoptère dans l’aide médicale urgente", regrette-t-il. "S’il est exact que le CMH fonctionne, dans le cadre d’une convention renouvelable chaque année, cette reconnaissance à titre expérimental ne constitue nullement un cadre légal. La reconnaissance, à titre définitif, nous la réclamons depuis longtemps mais aucun des ministres de la Santé qui se sont succédé, depuis 1997, n’a répondu à nos attentes."

Lors de la prochaine interpellation de la ministre à la chambre, par le député Sébastian Pirlot, cette demande sera à nouveau formulée. La pétition en ligne "non à la mise en péril du CMH par le gouvernement fédéral" a déjà recueilli près de 5.000 signatures.

Nadia Lallemant