Luxembourg "On est face à une montagne", estime la Ville.

Lors du dernier conseil communal, il était question du financement du CPAS. Comme souvent lorsqu’on aborde ce sujet, le débat a été animé. Les faits ont été relatés mais les solutions se font toujours attendre depuis des années. La situation n’est pas nouvelle.

Pour le CPAS , rien n’est encore dramatique mais le budget alloué aux homes communaux sera à surveiller de près par la nouvelle législature. " Ce n’est pas la pire année mais ce n’est effectivement pas une situation agréable. Je suis conseiller communal depuis environ trente ans et je vois que c’est de plus en difficile de trouver de l’argent pour financer les homes. Si on prend quelque chose d’un côté, on doit fatalement en retirer de l’autre. Là, on doit puiser dans notre bas de laine et on commence à voir le bout ", rappelle Patrick Tassou. Après les récentes élections, le président actuel du CPAS va devoir céder sa place à Caroline Godfrind. Les fonds de réserve sont à sec. Il va falloir renflouer la caisse dans le futur pour éviter les ennuis. " Les chiffres font froid dans le dos ", dit la future présidente. Patrick Tassou reprend : " Nous avons deux homes dans la commune. Pas mal de personnes y sont employées. Ce qui représente une bonne part du budget annuel (environ 2/3). On fonctionne toute l’année, et en continu. Le coût pour ces deux places est important. Des travaux ont aussi été réalisés ces dernières années pour se mettre en conformité avec les différentes normes en vigueur. J’espère que la commune trouvera une solution pour que nos homes existent encore d’ici quelques années. Je rassure tout le monde, ce n’est pas encore d’actualité qu’ils ferment mais il est temps d’agir ", dit-il encore.

À Florenville, ces homes accueillent quand même une bonne partie de personnes venant des villages voisins. " Une piste serait de demander de l’aide financière aux communes voisines. C’est une question politique maintenant. Il faut des décisions en 2019 pour améliorer la situation durant ces trois-quatre prochaines années ", conclut notre homme. Comme quelqu’un l’a si bien dit en fin de séance : " On n’est plus face à un mur mais on s’attaque à une montagne ! "

L.T.