Luxembourg

La semaine dernière, nous évoquions la situation de l’échevin hottonais Jean-François Dewez et de sa sœur Marie-France, directrice générale au sein de la même commune. Tous deux sont visés par des mesures d’incompatibilité familiale adoptées fin 2017 par le gouvernement wallon. Des mesures selon lesquelles ils ne pourront plus siéger au sein du même hémicycle après les élections d’octobre. Mardi soir, les différents partis assis à la table du conseil ont réaffirmé leur soutien à l’égard des Dewez. « Cette interdiction de siéger est une mesure excessive et anti-démocratique », souligne Philippe Courard, chef de file de l’opposition socialiste et député wallon. « À titre personnel, je n’ai pas voté ce texte au Parlement. On veut tirer sur le général Moreau et on touche les soldats Dewez à Hotton. Le gouvernement wallon pourtant composé de deux ministres luxembourgeois a été au minimum inattentif et négligent dans ce dossier. Notre groupe n’a aucun doute sur l’honnêteté de Jean-François Dewez dans l’exercice de ses fonctions. Nous avons également une confiance absolue en l’honnêteté de Marie-France dans l’accomplissement de ses tâches. »

Le bourgmestre Jacques Chaplier déplore lui aussi le dilemme auquel son échevin et la directrice générale sont confrontés. « Qu’on prenne des mesures pour faire respecter la bonne gouvernance, d’accord. Mais il ne faut pas non plus jeter la suspicion là où il n’y en a pas », déclarait-il la semaine dernière. « Je souhaite collaborer avec Jean-François et cela me gênerait s’il démissionnait ou ne se représentait pas. Quant à sa sœur Marie-France, c’est une fonctionnaire hors-paire, d’une rigueur sans précédent. Son départ serait une perte énorme pour la commune. » Jean-François Dewez a tenu à remercier les membres du conseil pour le soutien exprimé, rappelant au passage qu’il était toujours candidat aux prochaines élections communales. D’autant que son rôle pourrait être déterminant dans la constitution de la prochaine majorité.