Luxembourg Nathalie Borlon a expliqué pourquoi elle avait décidé de rallier la liste à tendance libérale

La motion de méfiance à l’encontre de Nathalie Borlon a été votée par neuf voix contre sept au conseil communal de Houffalize. Le conseiller de la minorité José Guillaume, candidat sur la liste GS, s’est, sans surprise, rallié à la majorité.

L’échevine, écartée pour avoir annoncé sa candidature sur la liste à tendance libérale de la minorité L’Essentiel, a été remplacée, comme prévu, par Philippe Cara (voir ci-contre). Elle a expliqué pourquoi elle ne repartira pas avec la majorité sortante.

"L’accord donné en février était conditionné", a-t-elle précisé. "J’ai pris ma décision à la suite de faits récents car les limites ont été franchies. Le collège a porté atteinte à mon intégrité."

Le clash s’est produit notamment, a-t-elle dit, dans le cadre du dossier du presbytère et de son réseau de chaleur. "80 % des plans étaient finalisés. Nous devions les présenter à l’Evêché de Namur avant l’été. Le montant de 10.000 euros budgété pour finaliser les plans a été retiré dans mon dos quand je n’étais pas là."

L’échevin Jean-Louis Scholtus a confirmé qu’il avait demandé que l’on retire les 10.000 euros car, a-t-il argumenté, il était impossible de finaliser ce dossier au cours de cette législature sans avoir décroché des subsides.

L’ex-échevine a reproché à l’échevin de ne pas avoir participé aux réunions de travail pendant quatre ans. "Je pars contrainte et forcée, à regret pour les dossiers inachevés, mais satisfaite de mon travail et sereine pour la suite", a-t-elle conclu.

Claude Philippart , chef de file de l’Essentiel, mais aussi Christine Cuvelier ont salué la qualité du travail réalisé par l’échevine. "Le bilan de la majorité, c’est le bilan de Nathalie Borlon", a souligné la conseillère Ecolo. "Il est dommage d’éjecter la personne la plus compétente de la majorité."

Le bourgmestre Marc Caprasse a souligné que cette décision a été prise, non pas pour la punir, mais pour maintenir la stabilité et la cohérence au sein de l’exécutif.