Luxembourg

Le dossier avait été déjà été jugé l'an dernier par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. Une dame avait écopé, par défaut, de deux ans de prison pour tentative d'empoisonnement sur son amant. Elle a toutefois fait opposition et les débats rouverts.

Le 2 décembre 2013, sa victime, avait été victime d'un accident sur l'autoroute à hauteur de Habay. L'automobiliste avait effectué une embardée. Mais les policiers, effectuant les constatation, avaient constaté l'état vaseux du conducteur n'étant pourtant pas en état d'imprégnation alcoolique. Il s'est finalement avéré que l'intéressé avait ingurgité à son insu de puissants somnifères en buvant une tasse de Nesquik. Les substances ont été retrouvées dans une bouteille de lait chez lui. Et les soupçons se sont portés sur la dame avec qui il entretenait alors une liaison épisodique.

Elle avait réussi, en dupant deux médecins, à se faire prescrire des somnifères. La victime avait aussi remarqué des choses bizarres comme des intrusions chez lui. La dame, bien que cette fois présente devant le tribunal dit ne se rappeler de rien. Elle a accepté de soumettre au polygraphe et le test pour la prévenue fait état d'un caractère mensonger. Elle reconnait les faits même si elle dit n'en garder aucun souvenir ; et donc sans pouvoir les expliquer. Son avocat parle d'amnésie dissociative et de quelqu'un en souffrance dans une "relation toxique". La prévenue avait aussi déjà été condamné pour harcèlement envers son amant et son épouse légitime. De plus, elle avait également par le passé tenter empoisonner son propre père.

La procureur Bouillon réclame la confirmation du jugement avec éventuellement un sursis mais très partiel. La défense demande d'examiner la possibilité d’absorption par rapport à la condamnation pour harcèlement.