Luxembourg Surpris par la décision de Nathalie Borlon, le bourgmestre ne lui demande pas de remettre son mandat

Échevine apparentée au CDH, Nathalie Borlon a jeté un pavé dans la mare en annonçant qu’elle serait candidate, aux élections communales, sur la liste à tendance libérale de la minorité L’essentiel, emmenée par Claude Philippart. Elle évoque un choix réfléchi, qui fait suite à plusieurs décisions du pouvoir en place qu’elle ne partage pas, et précise qu’elle ne cautionne pas l’ouverture au PS de la future liste Gestion et Services (GS) emmenée par Marc Caprasse. Elle affirme qu’elle rejoint sa famille politique et qu’elle n’a jamais caché son appartenance politique au parti réformateur. Des déclarations tout de même surprenantes quand on sait qu’elle n’a pas changé d’apparentement et qu’elle n’a jamais eu de carte de parti au MR.

"J’ai toujours été libérale", affirme-t-elle. "Je l’ai dit à Gérard Otto, qui conduisait GS en 2012, mais il m’a assuré qu’il n’y avait pas de souci car il s’agissait d’une liste d’ouverture. J’ai accepté l’étiquette CDH pour que notre groupe ait plus de poids dans les intercommunales." Elle souhaite poursuivre son mandat de 4e échevine jusqu’à la fin de la législature et mener tous ses dossiers en cours à leur terme avec le concours habituel du collège.

Le bourgmestre Marc Caprasse ne cache pas son étonnement. Il se dit très surpris par ce revirement. "Je ne comprends pas le choix de Nathalie Borlon", indique-t-il. "En effet, elle s’était engagée à figurer sur notre liste, comme les autres membres du collège, à l’exception de Jean-Louis Scholtus, qui ne se représente pas. Cela dit, nous sommes en démocratie et je respecte les choix de chacun."

Quant à savoir s’il va lui demander de remettre son mandat avant la fin de la législature, il temporise. "Je ne veux pas d’une guerre particratique. Des dossiers doivent être finalisés. Le travail doit se poursuivre. S’il s’avère que ce revirement entrave le fonctionnement de la commune et freine les différents dossiers, il faudra prendre une décision dans l’intérêt général."

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Nadia Lallemant