Luxembourg La minorité demande un plan de protection des captages et la création d’une procédure d’urgence

L’eau de la distribution est toujours impropre à la consommation à Libramont. Les résultats des analyses, communiqués vendredi, n’ont pas permis de lever l’avis de non potabilité diffusé mardi.

Les recommandations des services communaux, en l’occurrence, faire bouillir l’eau du robinet avant de la consommer sont, jusqu’à nouvel ordre, d’actualité. "Nous mettons tout en œuvre pour rétablir la situation au plus vite", commente le bourgmestre Paul Jérouville. "De nouveaux prélèvements vont être effectués dans les prochains jours. Nous espérons lever l’avis mardi ou mercredi. Les entités de Neuvillers, Recogne, Lamouline et Saint-Pierre, ne sont pas concernées."

Selon l’échevin des travaux, Bernard Jacquemin, les alentours du captage en cause, situé en forêt, sont régulièrement retournés par les sangliers. L’origine de la contamination n’a pas encore été précisée avec certitude mais elle est, plus que probablement, d’origine animale.

Roland Deom, chef de file de la minorité au conseil communal, est interpellé par cette pollution car le dossier de protection des captages communaux est, dit-il, sur la table depuis vingt ans et rien n’a été fait pour le mener à bien. Selon le collège, la balle est dans le camp de l’AIVE et de la SPGE qui ne donnent pas leur feu vert alors que les dossiers sont ficelés.

Daniel Ledent, mandataire de la minorité, est, pour sa part, surpris par la façon dont l’information a été donnée. "La commune a téléphoné à la maison de repos et à l’hôpital pour les prévenir", indique-t-il. "Ce n’est pas normal d’informer des téléphonistes. Une procédure d’urgence devrait être mise en place."

Le bourgmestre a admis que la mise en place d’un plan d’urgence, dans ce contexte, s’impose. La réflexion est en cours.

Nadia Lallemant