Luxembourg Trois millions d’euros pour transformer la Justice de paix, c’est trop pour l’opposition

Le projet de transformation du bâtiment de la Justice de paix en Maison rurale a alimenté le débat au récent conseil communal de Houffalize. La proposition du collège relative à l’inscription en modification budgétaire d’un montant de 1 million d’euros, afin de montrer au pouvoir subsidiant la volonté communale de mener le projet à son terme, a fait réagir Claude Philippart, chef de file de l’Essentiel. Il s’est insurgé contre cette inscription budgétaire qui risque de bloquer des capacités d’emprunt pour les années 2019 et 2020.

Des mesures effectuées récemment par le mandataire, il ressort que la future Maison rurale, dont le coût global, acquisition et transformation comprises, est estimé à 3 millions d’euros, couvre une superficie de 1.000 m2. Le prix au mètre carré s’élève donc à 3.000 euros, ce qui lui paraît exorbitant. Il a demandé que le projet soit revu à la baisse afin de réduire ce coût.

Le bourgmestre Marc Caprasse a refusé que l’on fasse des amalgames dans ce projet du Programme communal de développement rural, qu’il souhaite mener à son terme pour respecter le choix des citoyens. Selon lui, il faut distinguer, d’une part, l’acquisition, pour laquelle une première subvention de 417.235, 64 euros - soit 80 % de l’acquisition et des frais d’études - a été octroyée en 2016 par le ministre René Collin, d’autre part, la transformation qui ne débutera que lorsque la commune aura reçu le feu vert du pouvoir subsidiant.

Il rappelle que, depuis 2013, date à laquelle le conseil communal a décidé d’acquérir le bâtiment, le projet a considérablement évolué. Le coût de l’aménagement est passé de 1, 8 millions à 2,6 millions, en raison de la hausse du prix des matériaux mais aussi du projet de logements aux 3e et 4e étages ayant entraîné l’ajout d’un ascenseur. Aujourd’hui, il est prévu d’aménager cinq appartements intergénérationnels et tremplins, un co-accueil pour dix enfants, un local pour les Zateliers, un espace pour les associations ainsi qu’une salle polyvalente.

Nadia Lallemant