Luxembourg Par la voix de son avocate, elle conteste fermement les accusations portées à son encontre

Dans nos éditions de vendredi, nous révélions que la préfète de l’athénée royal de Vielsalm-Manhay, Bénédicte Frérotte, avait été écartée de ses fonctions mercredi matin. Une mesure d’écartement sur le champ prise par la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns à la suite de suspicions de manquements et de fautes. Il n’était nullement question de faits répréhensibles pénalement mais, selon la Fédération Wallonie-Bruxelles, de soucis au niveau de la gestion financière de l’établissement scolaire.

Cette suspension n’était pas présentée, par la ministre, comme une sanction mais comme une mesure prise en urgence pour permettre à l’inspection scolaire de mener une enquête sereinement au sein de l’école.

La préfète qui, jeudi, n’avait pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes vient de réagir par la voix de son avocate, Elisabeth Kiehl. " Madame la Préfète de l’athénée royal de Vielsalm-Manhay a pris connaissance d’informations parues dans la presse relatives à son écartement, souligne l’avocate liégeoise. Elle tient à préciser qu’elle conteste fermement les accusations portées à son encontre dès lors qu’elle a toujours assumé les devoirs de sa charge avec diligence et probité. "

L’avocate précise que sa cliente n’a pas encore été entendue. " Elle aura l’occasion de contester, pièces à l’appui, les allégations ayant conduit à sa suspension, affirme-t-elle. Une suspension qui se base notamment sur un envoi anonyme ne reflétant pas le courage de son auteur. "

Me Elisabeth Kiehl indique, par ailleurs, que, dans l’attente des résultats de l’enquête menée actuellement par l’inspection scolaire, " la mesure de suspension administrative adoptée ne préjuge en rien de l’existence de faits susceptibles de justifier une quelconque sanction ". Elle conclut en rappelant qu’à ce jour, Bénédicte Frérotte, est présumée innocente.

Nadia Lallemant