Luxembourg Selon Défi Luxembourg, le dossier Vivalia 2025, déposé à la RW, a du plomb dans l’aile

Le dossier Vivalia 2025 a, on le sait, été déposé le 22 août dernier à la Région wallonne pour s’inscrire dans le futur plan quinquennal de financement des projets hospitaliers avec l’espoir que le Centre Hospitalier Régional, à construire à Houdemont, soit en partie financé par le pouvoir subsidiant.

Or, DéFI Luxembourg , convaincu que Vivalia 2025 a du plomb dans l’aile, souhaite que le Centre Hospitalier de l’Ardenne, à Libramont, redevienne l’hôpital de référence pour l’ensemble du Centre-Ardenne. Selon Jonathan Martin, président de Défi Luxembourg et tête de liste à la province dans l’arrondissement de Neufchâteau, plusieurs réactions et déclarations tranchées donnent à penser que Vivalia 2025 n’aboutira pas.

" D’abord, il y a le vote intervenu lors du dernier conseil d’administration de l’intercommunale, souligne-t-il. Les abstentions de la députée provinciale en charge de cette matière et du président du conseil provincial sur le projet ont de quoi interpeller. Ensuite, il y a les déclarations de Benoît Lutgen, lors de la présentation de sa liste communale, sur la défense de l’hôpital de Bastogne. "

Pour Défi Luxembourg, avec un consensus luxembourgeois qui vole en éclats et une enveloppe wallonne incapable de répondre à toutes les demandes, la possibilité pour le Luxembourg de rester sur le carreau est bien réelle. Dans ce contexte, il envisage un scénario alternatif.

" Le CHA devra redevenir l’hôpital de référence, ce qui implique concrètement le réinvestissement de manière importante sur le site de Libramont avec, entre autres, le maintien d’un SMUR et d’un service des urgences plus performants, l’ouverture d’un Pet Scan, la création de nouvelles salles d’opération et d’un nouvel espace d’accueil plus convivial et, surtout, plus confidentiel, pour le service des consultations. "

Jonathan Martin conclut en disant que " si Vivalia 2025 devait, toutefois, se concrétiser, Défi fera preuve d’une vigilance accrue quant au devenir de nos hôpitaux ".

Nadia Lallemant