Luxembourg Il vient d’ouvrir son restaurant avec son fils. Sa spécialité : les produits fumés !

Après 37 années dans la peinture, le Bastognard Laurent Salmon vient de commencer une nouvelle vie. Il est passé du bâtiment à l’Horeca. "Avant, je restaurais des maisons et maintenant, je restaure des palais", sourit-il. Il vient de concrétiser son rêve avec l’ouverture d’un restaurant à quelques pas de la place McAuliffe.

"Je ne m’amusais plus dans mon travail. J’ai donc suivi les cours de restaurateur à Namur durant trois années. J’y allais une soirée par semaine de 17 heures à 23 heures. Je n’y suis pas allé une seule fois avec des pieds de plomb. Si j’avais des tracas au niveau de mon activité professionnelle, tout était oublié quand je me retrouvais dans la cuisine."

Quand cette lassitude s’est installée au niveau de l’activité de peintre en bâtiment, c’est tout naturellement à un restaurant que Laurent Salmon a pensé. "J’ai toujours été attiré par la cuisine. Le plaisir que je ne trouvais plus dans mon travail, je le trouvais de plus en plus dans la cuisine. Plus je cuisinais et plus j’aimais ça. Plus j’avançais et plus j’aimais faire des choses compliquées, des plats plus élaborés."

Durant la troisième année de formation, le Bastognard a réalisé des stages au Saint-Germain à Bastogne et à l’Adresse à Marvie. "Ces stages permettent vraiment de se mettre dans le bain. Cela n’a rien à voir avec les cours même si nous avions parfois des clients qui venaient au restaurant de l’école."

Le changement qui s’amorçait n’était plus un secret puisque de nombreux Bastognards ont pu l’apercevoir aux fourneaux lors de ces deux stages. C’est avec son fils Jérémy que l’ancien peintre a ouvert son restaurant qu’il a appelé le Fin Fumet. "Ma spécialité, c’est de travailler le produit fumé. J’ai mon propre fumoir dans lequel je fume des cailles, du saumon, le foie gras, les volailles… C’est un peu le fil conducteur du restaurant. À la carte, il y aura toujours au moins un produit fumé. Actuellement, c’est la salade de cailles fumées."

Le nom du restaurant devait donc rappeler la fumaison. "Et fin, c’est parce que nous voulons proposer une cuisine un peu fine. La carte n’est pas bien grande mais tout est frais. Comme je suis tout seul en cuisine durant le service, je ne peux pas me permettre de proposer six entrées et six plats."

DM