Luxembourg

Jeudi matin, les travailleurs de l’entreprise Ter Beke, à Marche-en-Famenne, ont débrayé en front commun syndical CSC-FGTB. 

« On est dans une forme de réorganisation qui implique des modifications en termes d’horaires et de conditions de travail », explique Bernard Van Wynsberghe, secrétaire CSC Alimentation et Service. « Le problème est que nous avons le sentiment que direction et travailleurs n’avancent pas à la même vitesse sur certains dossiers. Les travailleurs ont envoyé un signal fort : ils attendent des garanties de la part de la direction. » Le personnel redoute notamment la révision d’acquis tels que les cumuls des jours d’ancienneté ou encore les plannings à la semaine. « On travaille désormais avec des plannings à la semaine « provisionnels », explique un travailleur. « L’ouvrier doit s’assurer tous les jours que son horaire ne change pas. Et c’est à lui de se justifier si la modification ne lui convient pas. » 

Autre motif de préoccupation : l’hyperpolyvalence. « Il faut désormais être opérationnel partout. Cela génère non seulement du stress, mais aussi une concurrence inter-ouvriers. » La réorganisation prévoit notamment la suppression de deux lignes de production jugées obsolètes, la production étant transférée soit vers le site de Wanze, soit vers d’autres lignes marchoises via le travail de nuit. Ce qui pourrait entraîner la suppression de plusieurs postes, avec pertes d’emplois à la clé, craignent les travailleurs. « L’action est extrêmement suivie», poursuit Bernard Van Wynsberghe. « Une cinquantaine de personnes sont présentes sur place. C’est un mouvement porté par la base : la preuve qu’il existe bel et bien un malaise au sein de l’entreprise. » Une rencontre avec la direction devait avoir lieu vers 11h.

N.P.