Luxembourg 77e au ranking ITF juniors, Louis Herman (17 ans) réalise un excellent début de saison

De passage au TC Virton pour saluer ses copains à l’occasion des interclubs, Louis Herman n’a pas l’esprit aux vacances. Loin s’en faut. Le temps de soigner une surcharge au genou droit (inflammation) en raison d’un début de saison démentiel et, surtout, prometteur, il sera fit pour l’Alfa TI Cup (Hongrie) puis pour l’Astrid Bowl à Charleroi - coup d’envoi le samedi 26 juin. "Je ne suis jamais blessé. Ce coup d’arrêt m’a permis de souffler", sourit-il.

La fierté est de mise vu les résultats forgés ces dernières semaines : finaliste à Istres (France), vainqueur à Kolkata (Inde), deux fois quart de finaliste (Inde), trois fois vainqueur en double messieurs avec Gauthier Onclin (Inde). Un bilan probant, inespéré, de quoi lui permettre de bondir et d’atteindre la 77e place au classement des juniors. "Je suis content", assure celui qui a effectué son retour au centre de formation à Mons en septembre dernier. "Le quitter en 2016-2017 était un choix volontaire. Maman connaissait de petits soucis de santé. Je m’entraînais à Garisart et je tapais la balle avec des sparrings au grand-duché de Luxembourg. Revenir à Mons était la meilleure solution. Je ne manque de rien. Tout se passe super bien."

En parallèle au tennis, il poursuit ses études en 4e rénové. L’approche de Roland-Garros puis de Wimbledon le fait saliver. Terre battue ou gazon ? "Deux surfaces différentes", confirme-t-il. "Je croise les doigts pour être en qualifs à Roland."

Le Virtonais possède suffisamment de points pour être tableau final à Londres. Une performance de choix. "Je n’ai jamais joué sur gazon ! Une sacrée découverte à mon avis. On verra."

L’année 2018 est sa dernière sur le circuit ITF. "Mon objectif est d’être Top 30. Je compte m’inscrire à des tournois (15,000 dollars) seniors cet été, et y prendre quelques points. Mon jeu est bien en place mais je dois continuer à y amener de la constance."

L’aspect mental est important… "Terriblement même. Il faut sans cesse être à la hauteur."

L’US Open trotte aussi dans sa tête. C’est fin août. Les vacances, ce n’est pas pour tout de suite.