Luxembourg Il n’y a à ce stade pas encore de preuves du passage d’un loup à Bérisménil

Un loup a-t-il attaqué le mouton retrouvé mort à Bérismenil le 5 mars dernier ? Il n’y a pas encore de réponse claire à cette question. Les résultats des analyses de fragments d’ADN prélevés sur la carcasse ne permettent pas, en tout cas, de l’affirmer avec certitude.

"À l’heure actuelle, les premiers résultats n’apportent pas la preuve de la présence d’un loup à cet endroit", souligne le ministre wallon René Collin. "Il s’agirait plutôt d’un grand chien, mais le doute subsiste. Dès lors, de nouvelles analyses vont être réalisées dans le même laboratoire de Wageningen aux Pays-Bas."

Ce laboratoire a, en effet, proposé d’essayer une nouvelle méthode destinée à comparer les fragments d’ADN, prélevés sur le mouton de Bérismenil, avec ceux d’un loup. "Il s’agit d’une méthode par microsatellites", précise René Collin. "Les résultats sont attendus au plus tôt dans deux semaines, mais sans grand espoir."

L’éleveur de Regné , Stijn Vandyck, dont le cheptel a été attaqué trois fois en 2016, est surpris par ces incertitudes. "Des fragments d’ADN ont été analysés et on n’en sait toujours pas plus sur l’animal qui a attaqué ce mouton : c’est difficile à croire", indique-t-il.

Quoi qu’il en soit, il a décidé de prendre de nouvelles mesures pour protéger le troupeau qu’il conduira, début juillet, à 500 mètres du lieu de l’attaque de Bérismenil. "Je me suis engagé à gérer cette réserve naturelle Natura 2000 en y faisant paître une partie de mes moutons et je le ferai mais en prenant des précautions. En effet, je vais placer des caméras, à cet endroit, afin d’assurer leur protection", conclut-il.

N.L.