Luxembourg La tête de liste CDH René Collin, poussé par le bourgmestre actuel André Bouchat, essaiere de réaliser "le meilleur score possible".

René Collin conduira la liste CDH aux élections du 14 octobre à Marche-en-Famenne. S’il compte imprimer sa marque au prochain scrutin communal, le ministre wallon de l’Agriculture n’en souligne pas moins le rôle décisif que jouera l’actuel bourgmestre en bas de liste. "André Bouchat va réaliser un score spectaculaire comme il en a l’habitude et il le mérite", observe-t-il. "J’essaierai pour ma part de réaliser le meilleur score possible. Pour la liste d’abord, mais à titre personnel également. Nul doute que derrière André Bouchat, tout le monde sera attentif aux résultats qu’engrangeront les deux ministres."

René Collin assure vouloir assumer les responsabilités que lui confieront les Marchois. Lesquelles ? "Ce sera à l’électeur d’en juger", assure-il. "Je serai disponible à l’endroit où je peux être le plus utile. Mon arrivée à Marche n’est pas seulement le fruit d’un choix politique. C’est aussi un choix de vie. On ne change pas ainsi d’environnement pour des raisons d’opportunité politique."

Pour la tête de liste CDH, l’enjeu des prochaines élections sera de déterminer si les Marchois veulent s’inscrire dans la continuité de la politique menée par la majorité actuelle. "La richesse du bilan de l’équipe en place est d’avoir su faire preuve de proactivité. Les électeurs vont décider s’ils veulent poursuivre le développement de Marche tel qu’entrepris depuis plus de 30 ans tout en maintenant le charme de la ville et des villages, ou s’ils préfèrent se tourner vers une politique de repli sur soi comme le prônent certains."

Attaqués par les libéraux sur l’urbanisation et la mobilité, les humanistes plaident pour un recours à la consultation populaire. "La commune a commandé un guide de l’urbanisme sur lequel les Marchois seront consultés. Hors de question de faire la course à l’explosion démographique, Marche doit rester une ville à dimension humaine. Mais une augmentation de 1.500 habitants dans les 15 prochaines années représentera assurément une plus-value pour la ville. Marche est un moteur économique avec ses 13.000 emplois. Mais ce sont essentiellement des gens extérieurs à la commune qui viennent les occuper. Quant à la mobilité, nous réaliserons une étude globale après la fin du contournement."