Luxembourg Le meurtrier présumé n’a pas supporté d’être cocu. Il continue à nier la préméditation

Philippe Lemaire, le meurtrier présumé de Marie-Thérèse Roufosse, placé sous mandat d’arrêt le mardi 17 juillet, a comparu, ce mardi, devant la chambre du conseil. Son mandat d’arrêt a été prolongé d’un mois. Il reste inculpé d’assassinat et d’infraction à la loi sur les armes.

Son avocat, Me Benoît Closson, confirme que son client est en aveux et qu’il conteste la préméditation. Aux dires de Philippe Lemaire, il était toujours en couple avec Marie-Thérèse Roufosse quand il a commis l’irréparable. "La veille des faits, bien après la fermeture du New Taco, vers 3 h 45, il a vu sa compagne quitter le café en compagnie d’un autre homme", explique Me Benoît Closson. "Le lendemain, le dimanche 15 juillet, quand il est descendu au café (NdlR : il occupait une chambre au-dessus de l’établissement) , il lui a demandé de s’expliquer. Elle lui a répondu qu’elle ne savait pas lequel choisir. Il a compris qu’il était cocu et a vu rouge. Il est remonté dans sa chambre pour prendre son arme. Il est redescendu au café, vers 23 heures, et a ouvert le feu. Il lui a tiré une balle dans la tête à bout portant. C’est un crime passionnel."

L’avocat précise qu’après les faits il a pris la fuite en voiture et s’est caché dans les bois entre Bastogne et Houffalize avec l’intention de mettre fin à ses jours mais il n’est pas passé à l’acte. "Mardi en fin de journée, il a décidé de se rendre mais il n’est pas allé au commissariat de police car il redoutait la réaction des policiers", poursuit-il. "Il a préféré se rendre aux urgences de l’hôpital de Bastogne avant de téléphoner à la police."

Selon Me Closson, Marie-Thérèse Roufosse et Philippe Lemaire formaient un couple tumultueux. Selon nos informations, la quinquagénaire avait peur de son compagnon et avait déposé plainte contre lui pour harcèlement. Philippe Lemaire a été écroué à la prison d’Arlon.

Nadia Lallemant