Luxembourg Des propriétaires de terrains approchés par Electrabel : les opposants s’inquiètent

Il y a quelques années, le projet de parc éolien porté par Electrabel soulevait un véritable tollé auprès d’une partie de la population de Nassogne. L’opérateur prévoyait d’installer cinq éoliennes de 150 m de haut sur le plateau du Tiersain, entre les villages de Nassogne et de Grune. Un recours devant le Conseil d’État et plusieurs enquêtes publiques défavorables avaient eu raison du dossier, rejeté sur base de considérations paysagères.

Alors que beaucoup pensaient le projet définitivement enterré, le promoteur semble avoir gardé la campagne nassognarde en ligne de mire. Plusieurs habitants de la commune ont en effet été approchés par la société au cours des dernières semaines.

"Les propriétaires des terrains en question sont totalement opposés au projet éolien. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils nous ont avertis des démarches entreprises par Electrabel", explique Guy Loozen, membre du comité citoyen qui s’était mobilisé contre le premier projet.

Electrabel confirme que des contacts ont été pris. "Nous avions conclu des accords avec plusieurs propriétaires à l’époque. Les contrats arrivant à échéance, nous sommes dans l’obligation contractuelle de les recontacter pour renouveler les accords en question, explique-t-on chez Electrabel. Cela ne signifie par pour autant que nous ayons un projet en tête. Il n’existe d’ailleurs aucun projet à court terme ni de plan interne pour un éventuel parc éolien."

Le territoire de Nassogne n’en demeure pas moins concerné par le cadre de référence éolien adopté en 2013. "Nassogne reste une zone potentielle, même s’il n’existe pas encore de projet bien précis, poursuit Electrabel. Rappelons que notre projet avait dans un premier temps fait l’objet d’une décision positive de la Région wallonne, confirmée par le ministre compétent en 2013."

Une décision annulée en 2016 suite au recours des opposants au projet. Lesquels restent aujourd’hui sur leurs gardes. "Si Electrabel relance le dossier, on est reparti pour un tour, s’inquiète Guy Loozen. Espérons qu’il ne faille pas recommencer toute la procédure. D’autant que celle-ci nous avait coûté très cher !"