Luxembourg Selon Benoît Petit, le délai est trop court pour augmenter de 50 % le tableau de chasse dans la ZOR.

Ce vendredi, dans le cadre de la gestion de la peste porcine Africaine, le ministre René Collin proposera au gouvernement wallon d’adopter un arrêté prévoyant un défraiement forfaitaire de 50 euros par sanglier abattu dans la zone de vigilance, pour le transport vers deux centres de collectes, à Vlessart (Léglise) et Florenville. Cet arrêté complète les précédents, comme l’octroi des 100 euros par sanglier tiré dans la zone d’observation renforcée (ZOR) où l’enlèvement des carcasses nécessite un matériel adapté.

En marge de ces arrêtés, René Collin s’est fixé plusieurs objectifs afin d’abattre, à terme, tous les sangliers dans le périmètre infecté de 63 000 hectares et la zone de vigilance de 28 000 hectares et, sur le territoire wallon, de réduire en deux ans, d’ici le 1er mars 2020, la population de suidés de 50 %.

Selon Benoît Petit, le président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique, certains objectifs seront difficiles, voire impossibles à atteindre. "La mesure qui vise à fixer le tableau de chasse à 660 sangliers au sein de la ZOR d’ici le 15 janvier 2019 m’interpelle", indique-t-il. "Je doute que l’on puisse augmenter de 50 % le tableau de chasse dans un délai plus court. De cinq mois, on passe, en effet, à trois mois de chasse."

Autre pierre d’achoppement : le tir de nuit en plaine, pour lequel le ministre va demander l’avis du DNF et du Pôle ruralité. "Cette mesure entre en contradiction avec les dispositions du fédéral qui interdisent l’amplification de la lumière. Mis à part les nuits de pleine lune ou dans une plaine enneigée, il sera impossible de tirer la nuit."

Benoît Petit s’étonne, par ailleurs, de l’obligation d’organiser trois chasses collectives sur chaque territoire en janvier et février prochains afin d’atteindre les 30 % de sangliers tirés en plus. "Cette obligation uniforme ne tient pas compte de la densité de population. Elle doit être modulée en fonction du territoire de chasse et ne peut être appliquée que si celui-ci compte au moins six sangliers par 100 hectares."

Nadia Lallemant