Luxembourg

Dans un communiqué, son avocat, Me Kennes, affirme qu’on a voulu « faire tomber Lutgen ».

Comme annoncé dans nos éditions du 1er août, Jean-Pierre Lutgen rencontrera la presse, ce lundi après-midi, pour donner, en présence de son avocat, Me Laurent Kennes, sa version des faits dans l’affaire d’urbanisme qui l’oppose à Philippe Collignon, 1er échevin à Bastogne.

Ce matin, son avocat a annoncé dans un communiqué que Jean-Pierre Lutgen et sa société ont interjeté appel du renvoi devant le tribunal correctionnel, pour deux infractions urbanistiques et un fait d’outrage envers un agent de l’urbanisme, ordonné le 27 juillet dernier par la chambre du conseil de Marche-en-Famenne.

« La décision de la chambre du conseil a été frappée d’appel », précise-t-il. « Par conséquent, Jean-Pierre Lutgen et la société Ice ne sont plus renvoyés devant le tribunal correctionnel à ce jour. Plusieurs éléments factuels non discutés au cours de débats éclairent l’origine d’une décision administrative extrême et inhabituelle en matière d’urbanisme. »

Selon l’avocat, « c’est bien Philippe Collignon qui est intervenu personnellement et informellement le 27 novembre 2013 auprès du Service de l’urbanisme de la Région wallonne, ce qui a conduit un fonctionnaire à faire cesser tous les travaux et non la construction d’un parking, le 29 novembre 2013. »

Me Laurent Kennes affirme, par ailleurs, que « ce fonctionnaire a déclaré à la police, au cours de l’enquête, que dès le 27 novembre, soit juste après le contact avec Philippe Collignon, ses supérieurs auraient voulu « faire tomber Lutgen ». »

Il ajoute que ces faits ne sont en rien remis en cause dans l’ordonnance de la chambre du conseil qui n’a pas statué sur ces faits mais sur des qualifications pénales et d’autres questions de droit. « Quiconque, placé dans une même situation que celle de mes clients, s’inquiéterait légitimement de la légitimité de ces démarches compte tenu de ces informations », conclut-il.