Luxembourg Sept ans de prison sont requis à l’égard de ce prévenu

Le tribunal de police de Marche a récemment condamné Alexandre, un Durbuysien de 62 ans, à 7 ans de prison pour faits de roulages. De février à avril, l’intéressé a totalisé pas moins de 18 infractions : alcool au volant, conduite en état d’ivresse, coups et blessures involontaires à la suite d’un accident…

Si le sexagénaire écope d’une peine si lourde, c’est parce que ces préventions viennent en fait s’ajouter à plus de 40 ans de condamnations, dont une déchéance du droit de conduire à vie prononcée par le tribunal de police de Verviers en 1996. "Le tribunal de police de Marche ne savait plus comment faire pour faire comprendre à monsieur qu’il n’avait plus le droit de conduire", observe le substitut du procureur du Roi Marie-Éve Bouillon. "À chaque fois, il boit pour ensuite reprendre le volant."

Alexandre a choisi de faire appel de la décision prononcée en juin dernier. Il ne conteste pas sa responsabilité, uniquement la hauteur de la peine. "Monsieur m’a dit qu’il ne voulait plus vivre l’enfer de la prison : ces trois mois lui ont largement suffi", explique son avocate. "La pièce semble être tombée depuis la condamnation du mois de juin. Nous avons d’ailleurs discuté de l’éventualité d’un sursis probatoire. Il faut que monsieur intègre le fait qu’il ne pourra plus jamais conduire. Malgré toutes ses condamnations, mon client a de la chance : il n’y a jamais eu de blessé grave. Mais je lui ai fait comprendre qu’il n’aurait pas toujours cette chance."

Alexandre, aujourd’hui détenu, se dit prêt à respecter toutes les conditions qui lui seront imposées dans le cadre d’un suivi. "Sinon, je vais tout perdre", dit-il. "Ma femme, ma maison… La prison ne va pas m’aider, au contraire. J’en sortirai pire qu’avant." Le ministère public suggère un sursis probatoire assorti d’un suivi très précis. Le jugement sera prononcé le 7 septembre.

N.P.