Luxembourg

"Je pense qu’il faudra quatre ou cinq renforts", estime Mathieu Peltgen, capitaine de l'équipe de foot de Saint-Hubert

Les gars de Saint-Hubert ne s’y attendaient pas vraiment. Dimanche, la défaite du leader Poupehan leur a permis de fêter un second titre, un an seulement après celui de P3.

"Nous ne pensions pas que Bastogne allait battre Poupehan, confiait le capitaine, Mathieu Peltgen. Ils en avaient pris cinq à Grandvoir le week-end précédent. Tout en jouant, nous suivions ce match. Quand un supporter nous a dit que Bastogne menait 0-1, nous avons compris que ça allait être difficile pour Poupehan. Probablement qu’ils pensaient que ce serait aisé..."

Ce sont donc les Borquins qui ont bu le champagne. "Durant cette saison, nous n’avons quasiment jamais occupé la première place. Nous avons parfois eu un peu de réussite. Dans les équipes adverses, le meilleur joueur était souvent absent. Je pense aux Rausch, Jourdan, Poncelet ou encore Zanelli. Il faut quand même dire que nous n’avons perdu qu’un match. Nous totalisons neuf partages."

En deux saisons, Saint-Hubert n’a connu que deux défaites. "En P1, nous en connaîtrons peut-être autant en seulement deux week-ends, sourit le capitaine. Tout va très vite à Saint-Hubert, peut-être trop vite. Il y a cinq ans, si on m’avait dit que le club allait retrouver la P1, je ne l’aurais jamais cru. Au terme de la saison 2014-2015, avant l’arrivée de Joseph Higny, l’équipe était au bas de la P3. Il n’y avait que Vesqueville moins bien classé."

Le président, également sponsor du club, s’est donné les moyens de ses ambitions. Il y a deux ans, il annonçait vouloir rejoindre la P1 en l’espace de trois saisons. Il est en avance sur son timing. "Maintenant, il va clairement falloir se renforcer", ajoute Mathieu Peltgen qui fera finalement partie de l’aventure. Il avait d’abord dit qu’en cas de montée, il rejoindrait l’équipe B en P3. "Je n’étais pas trop chaud à l’idée de jouer en P1, mais je suis le capitaine et je me vois mal quitter l’équipe."

Avec Thierry Nicolay comme coach, Saint-Hubert pourra s’appuyer sur un entraîneur expérimenté qui connaît bien la série. Il pourra également user de son carnet d’adresses pour attirer l’un ou l’autre renfort. "Je pense qu’il en faudra quatre ou cinq..."