Luxembourg Fausses alertes, déchets, excréments : les bourgmestres en ont marre !

La saison des camps scouts touche à sa fin. En deux mois, plusieurs milliers de jeunes ont planté leur tente dans le nord de la province de Luxembourg. Une telle affluence s’accompagne nécessairement d’incidents divers, Même si les scouts en sont plus souvent victimes que responsables. Toujours est-il que certains d’entre eux sont loin d’avoir fait bonne impression.

À La Roche notamment, où une unité stationnée du côté de Warempage a laissé des traces particulièrement nauséabondes à son départ. "Des scouts n’ont pas respecté l’obligation de creuser des feuillées et ont souillé une sapinière", explique le bourgmestre Guy Gilloteaux. "Ce n’est pas trop grave quand il s’agit d’une personne isolée. Mais il s’agissait en l’occurrence d’un camp d’une cinquantaine de personnes. Ce qui pose un sérieux problème en maatière de salubrité."

Non loin de là, les facéties d’un adolescent d’une quinzaine d’années ont provoqué un véritable branle-bas de combat. Alors qu’il s’était aventuré dans une vallée profonde du côté de l’Ourthe supérieure occidentale, le jeune homme a cru bon de hurler "À l’aide" pour amuser la galerie. Ignorant qu’il s’agissait seulement d’une blague, ses amis ainsi qu’un camp de guides installés sur l’autre rive ont immédiatement alerté les secours. "La configuration des lieux fait la part belle à l’eau et aux rochers", précise le bourgmestre de La Roche. "Les secours sont donc intervenus en nombre avec plongeurs et grimpeurs. Entre 10 et 20 personnes ont été mobilisés sur place." La farce n’a finalement fait rire personne. "Nous sommes allés à la rencontre des jeunes et le responsable a été exclu du camp. Ce n’était le fait que d’un individu."

À Nassogne, le bourgmestre ne cache plus son agacement face aux scouts en hike dans la commune. "Ils s’asseyent le long de la route et dans les virages sans se soucier de la sécurité, s’installent sur le parvis des églises sans guère de respect pour l’endroit où ils s’arrêtent…", constate Marc Quirynen. "Soit les fédérations ne font pas suivre les instructions, soit ces dernières ne percolent pas jusqu’en bas."

N. P.