Luxembourg Les chantiers routiers charrient leur lot de désagréments pour les riverains et les automobilistes

Difficile en cette fin du mois d’août d’emprunter l’autoroute sans croiser l’ombre d’un engin de chantier. E411, E25, N4, N63… Les travaux se multiplient aux quatre coins du réseau routier, limitant souvent le trafic à une seule bande de circulation. Mais les grands axes ne sont pas les seuls concernés par le phénomène. Les centres-villes aussi connaissent d’importants bouleversements.

À Marche, par exemple. Ces derniers jours, les automobilistes ont dû composer avec la fermeture simultanée des remparts des Jésuites, de la Porte-Basse et du chemin Saint-Antoine. L’interruption du trafic à hauteur de l’entreprise Terbeke s’est traduite par d’importantes déviations pour les automobilistes qui souhaitaient gagner l’hôpital depuis le centre-ville, ne leur laissant d’autre choix que de monter sur la N4 pour effectuer un crochet via l’échangeur de la route de contournement, deux kilomètres plus loin. Si la situation s’est depuis lors améliorée avec la réouverture du chemin Saint-Antoine, les désagréments liés aux travaux du centre-ville ne touchent pas que les automobilistes.

Remparts des Jésuites , c’est le ramassage des ordures qui posait souci la semaine dernière encore. " Les problèmes ont commencé dès le 16 au matin, explique Pierre, qui habite sur les hauteurs de la rue. L’entreprise est venue débarquer ses engins de chantier à l’endroit où les riverains étaient stationnés. On s’est donc retrouvés bloqués, jusqu’à ce que l’entrepreneur accepte de reculer son camion pour nous laisser sortir. "

Les nuisances ont pris une tournure olfactive quelques jours plus tard. " Mardi dernier, nous avons eu la surprise de constater que le camion poubelle n’était pas passé. Plusieurs riverains ont appelé la commune qui leur a dit que, à partir du moment où les poubelles étaient sorties, l’entrepreneur devait les déplacer vers un endroit de collecte. Mais cela n’a pas été fait. Avec les fortes chaleurs, je ne vous raconte pas la puanteur dans toute la rue. "

Les riverains sont finalement parvenus à trouver une solution avec l’AIVE. Ils n’en regrettent pas moins un certain manque d’informations. " Dommage que tout le monde se rejette la responsabilité. "

N.P.