Luxembourg Un promoteur bruxellois souhaite construire 69 appartements dans le parc du château>

Le parc du château de Rendeux est au cœur d’un projet immobilier pour le moins contesté. Un promoteur bruxellois souhaite y bâtir un immeuble de 69 logements le long de la rue de Marche. L’entreprise a introduit une demande de dérogation au plan de secteur auprès de l’urbanisme à Arlon pour pouvoir construire son immeuble en pleine zone de parc.

Alors qu’une enquête publique est toujours en cours, le projet a fait l’objet d’une présentation publique mardi soir en salle du conseil. Les promoteurs évoquent des appartements de 50m² en vente au prix de 185 000€, une piscine chauffée toute l’année, des bureaux, une zone de services extérieure… "Les appartements seront réservés à des personnes âgées", assurent-ils. "L’objectif est d’accueillir une antenne médicale dans la zone de services. Nous souhaitons laisser la possibilité à la commune de la remplir."

Nombreux sont les Rendeusiens à s’être déplacés pour assister à la présentation. Et les réactions sont pour le moins mitigées. L’une des nombreuses critiques formulées à l’encontre du projet concerne l’appellation résidence-services affichée par les promoteurs. "Vous ne vous rattachez à aucune réglementation", souligne une habitante de la commune. "Dans une résidence-services, les habitants sont censés pouvoir faire appel à une infirmière à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit en cas de problème. Ici, ce n’est qu’un immeuble à appartements en zone de parc."

D’autres s’inquiètent de l’impact visuel de l’immeuble sur le parc environnant. "Le nouveau bâtiment sera plus grand que le château et les dépendances réunis. Un véritable abcès visuel pour le parc et les monuments historiques qu’il abrite", estime Chris Perdaen, un riverain d’autant plus concerné qu’il détient un droit de préemption sur les terrains dont il occupe encore une dépendance.

Le dossier sera présenté au conseil Communal sur base des différentes remarques - enquête publique, pompiers, CCATM… - puis transmis à l’urbanisme à Arlon. Vu les nombreuses inquiétudes soulevées lors de la présentation de mardi soir, l’enquête publique a été prolongée d’une quinzaine de jours.

N.P.