Luxembourg Après un scénario similaire à Seneffe dans le Hainaut, c’est la seconde fois que les deux partis s’unissent

A Neufchâteau, les élections risquent d’être une fois de plus très serrées. Le MR et DéFi l’ont sans doute bien compris. Ils viennent d’officialiser leur alliance.

DéFi proposera ainsi un candidat local (Thibault De Ridder) sur la liste d’ouverture dont le nom reste encore à déterminer. Après Seneffe, c’est la deuxième alliance entre les deux partis politiques. "J’ai entendu que nous devions choisir entre la peste et le choléra (rires) ! C’est plutôt brutal comme propos. On a menée une réflexion et le choix de s’allier avec Yves est un choix de conviction. Et pas un choix de raison. Je ne dirai pas non plus que c’est le choix du coeur…", commente Jonathan Martin, le vice-président du parti qui se réjouit de cette alliance.

Ce rapprochement était sans doute inévitable pour son groupe qui souhaite avoir son mot à dire lors des prochaines élections. DéFi proposera ainsi des candidats dans au moins 11 autres communes de la Province. A Neufchâteau, c’est donc une demi-surprise… Yves Evrard entamera pour sa part une quatrième campagne pour (re) devenir bourgmestre. Fonction qu’il a occupée entre 2006 et 2012. "On est là pour gagner. Je suis très heureux que DéFi se rallie à notre liste d’ouverture. On ne peut pas faire de la politique "seul", même si cela se fait avec Dimitri Fourny à Neufchâteau. C’est malsain pour le citoyen. Nos valeurs seront tournées vers la population : l’écoute, le dialogue ou encore la transparence. On doit rassembler et avoir un projet commun où chaque citoyen sera acteur", confie-t-il.

De son côté, Thibault De Ridder (37 ans) sera le seul candidat étiqueté DéFi. "Thibault fait partie de la garde rapprochée de notre groupe", précise Jonathan Martin. Sous-entendu, l’homme n’est pas n’importe qui. Il habite à Grandvoir et espère que les choses changeront. "Nous prônons la bonne gouvernance. Il y a certaines choses qui ne sont plus acceptables avec l’attitude du bourgmestre actuel. Je suis bien placé pour dire que l’on n’est pas souvent, voire jamais écouté, lorsqu’on souhaite donner notre avis sur un sujet. On dit juste "amen". Si tu l’ouvres, tu sais que ça ne se passera pas bien. Il faut que cela change", explique-t-il.

L.T.