Luxembourg


La question de la vidéosurveillance s’est une nouvelle fois invitée à la table du conseil communal de Marche-en-Famenne cette semaine. Interpellé par des actes de vandalisme commis à l’égard de la nouvelle plaine de jeu de l’hôtel de ville, le conseiller de la majorité Edmond Frère a souhaité connaître l’état d’avancement du dossier « caméras » amorcé en 2017. Les commissaires de la zone de police Famenne-Ardenne et les responsables du bureau Expertise & Security Consultants sont venus exposer les grandes lignes du futur dispositif. Lequel prévoit une cinquantaine de caméras disséminées aux quatre coins du centre-ville.

" La première phase consistera à placer des caméras ANPR – reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation permettant l’identification des voitures volées ou suspectes, NDLR – aux entrées et sorties de la ville », explique Jean-Pierre Derni, responsable de la société Expertise & Security. « Nous y grefferons des caméras traditionnelles permettant à la police de voir qui entre et sort de la ville. La deuxième phase consistera à placer des caméras dans le centre-ville et sur les places. Il s’agira de caméras permettant d’effectuer des zooms et des rotations à 360 degrés. Enfin, la troisième phase portera sur les abords des écoles secondaires, le centre culturel et sportif, la Maison de Jeunes, la plaine de jeu et le futur skate-park. Le tout sera visuellement très discret. Il s’agit d’une base, mais le système peut-être étendu par la suite. »

Si tous au sein du conseil s’accordent sur l’utilité d’un tel dispositif pour lutter contre la criminalité, certains n’en expriment pas moins quelques réserves liées au respect de la vie privée. « Nous irons chercher ce que les caméras peuvent produire quand nous sommes confrontés à un problème ou qu’il faut encadrer un événement bien spécifique », souligne le commissaire divisionnaire Marcel Guissard. « Les images ne seront d’ailleurs conservées que 30 jours, sauf en cas d’incident avéré. L’intérêt d’un tel dispositif est qu’il s’intègre dans un cadre de sécurité global. » Le montant du dispositif est estimé à 1,1 million d’euros.