Luxembourg Le procès de l’attaque au véhicule-bélier lors de l’Open Air d’Assenois s’est ouvert

La soirée Open Air d’Assenois (Bertrix) s’était terminée de façon dramatique, dans la nuit du 19 au 20 août 2017, et cela avait suscité un vif émoi dans la région, vu le contexte. Un 4X4 avait foncé dans la foule. Quatre personnes avaient été blessées et certaines gardent des séquelles. Il s’agissait en fait de la suite d’une bagarre débutée au bal.

Le conducteur de la voiture, Julien Laurent, y avait été mêlé avec son père Vincent. Ils étaient repartis en voiture avant de revenir peu après. Cela s’était achevé après une course-poursuite avec la police à Auby-sur-Semois.

Le procès vient de s’ouvrir ce lundi devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau. Une prévention de tentative d’assassinat est visée. Fils et père sont cités, tout comme un cousin qui était passager. Seul le conducteur, Julien, toujours détenu préventivement, dit garder des souvenirs. Selon ce qu’il affirme, après avoir quitté la fête et secouru son père mêlé à une bagarre, il aurait à nouveau roulé vers Assenois sur insistance de son cousin… alors que durant l’enquête, il avait dit que c’était son père qui avait lancé qu’il fallait les "massacrer".

Selon ses déclarations devant le tribunal, de retour à la fête, son véhicule aurait été frappé par des barrières Nadar et il aurait reculé pour éviter un participant. Puis repartant en avant, il se serait retrouvé près de la salle où des gens ont été percutés.

"Cette image me hante, dit-il , je n’ai jamais voulu cela." Son père, lui, dit juste se souvenir avoir été mêlé à une bagarre puis, pris d’un "trou noir" avoir retrouvé ses esprits à la fin de la course-poursuite.

Quant au cousin, il se désolidarise des autres. Pour lui, si le père et le fils sont revenus à la fête, c’était, pensait-il, pour se bagarrer et pas pour foncer dans la foule.

S.E.