Luxembourg Pas encore de reprise malgré l’agrément. Les ouvriers en chômage économique jusqu’au 6 juillet

L’atelier de découpe de Veviba n’a pas encore rouvert malgré l’octroi, par l’Afsca, d’un agrément provisoire. L’inquiétude est vive dans les rangs du personnel.

"Une réunion a eu lieu lundi sur le site de Bastogne", précise Giovanna Laruccia, la secrétaire FGTB du secteur Horval Namur-Luxembourg. "Alors que dès l’arrêt des activités, en mars, à la suite de la perquisition et du retrait des agréments, le groupe Verbist avait annoncé que les salaires continueraient à être versés normalement, on a appris que ce ne serait plus le cas. En effet, du 12 juin jusqu’au 6 juillet, le personnel ouvrier, soit un peu moins de 70 personnes, sera en chômage économique."

Selon la FGTB, le personnel est choqué, car il perd environ 40 % de son salaire, et est très déçu parce qu’il pensait, à la suite de l’octroi de l’agrément conditionné, reprendre rapidement le travail. La FGTB prend actuellement ses renseignements avant d’intenter une éventuelle action en justice contre le groupe Verbist.

De son côté, le ministre Denis Ducarme précise que, contrairement à ce qu’affirme Louis Verbist, dans la lettre ouverte diffusée lundi, l’agrément a été octroyé, le 31 mai dernier, à la Sogepa et non directement à Veviba. L’atelier va pouvoir reprendre ses activités, à une date qui n’a pas encore été fixée, mais sous la seule autorité de la Société wallonne de gestion et de participations. Il rappelle qu’il a favorisé la reprise des structures par la Sogepa, à condition que dans l’organisation, la structure et le management du repreneur, il n’y ait aucune autorité du groupe Verbist.

Denis Ducarme précise, par ailleurs, que le scandale fait suite à une perquisition et que ce dossier s’inscrit dans le cadre d’une affaire judiciaire entre les mains d’un juge d’instruction "par rapport à des suspicions de fraude extrêmement graves".

Quant aux attaques personnelles, dont il fait l’objet dans la lettre ouverte, il annonce qu’elles seront versées au dossier judiciaire.

Nadia Lallemant