Luxembourg Dans une lettre ouverte, il espère que cette descente mettra un terme aux agissements illicites.

A la suite de la perquisition du 7 juin dernier au siège de l’Afsca à Bruxelles, révélée dans nos colonnes, le groupe Verbist vient de sortir de sa réserve. Dans une lettre ouverte de six pages, il conteste, point par point, les accusations portées contre lui. « La façon dont on a agi à l’encontre de Veviba et la façon dont le ministre de tutelle de l’Afsca, Denis Ducarme, a lancé un tumulte hystérique contre Veviba, le groupe Verbist, ses autres filiales et leur personnel, est sans précédent », déplore-t-il. 

« Le groupe se voit obligé de réagir contre la diffusion par certaines autorités d’informations délibérément fausses. » Pour le groupe, contrairement à ce qui a été insinué par certains « Veviba n’a pas manipulé de données, commercialisé de la marchandise passée de date ou recongelé des viandes avariées ou encore vendu aux consommateurs de la viande qui n’était pas destinée à la consommation humaine. »

Quant à l’entrepôt frigorifique, toujours sous scellés, après trois mois d’enquête, « il apparaît que la marchandise répond aux normes de qualité » mais que comme l’AFSCA ne libère la viande qu’au compte goutte, le jour avant l’échéance, le stock commercial est détruit progressivement, bien qu’il soit de bonne qualité. «Veviba est impuissant contre cet abus de pouvoir », dénonce-t-on. « Au total, plus de 70.000 kg de viande fraîche et de qualité ont été perdus, 37.000 portions de viande pré-emballées ont été inutilement détruites et 41.000 kg de viande ont été transférés chez un tiers et cette viande maintenant surgelée sera sans doute détruite. » En conclusion, le groupe Verbist souligne qu’il «attend un retour à la raison dans cette affaire et espère que la récente descente à l’Afsca mettra un terme aux agissements illicites et systématiques de certains. » 

Le groupe Verbist prévient se détracteurs : « les dommages que certaines personnes comptaient intentionnellement causer seront réclamés, également auprès des plus hautes autorités. »